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Sur le vif

Fermeture de la mosquée de Beauvais : l’imam porte plainte pour dénonciation calomnieuse

Rédigé par Lionel Lemonier | Mercredi 19 Janvier 2022 à 08:00

           


Fermeture de la mosquée de Beauvais : l’imam porte plainte pour dénonciation calomnieuse
Le 27 décembre 2021, la préfecture de l’Oise annonçait la fermeture administrative pour une durée de six mois, de la grande mosquée de Beauvais. En cause, des propos rapportés de l’imam Islem Eddy Lecocq à l'occasion de prêches, faisant état de prises de position extrémistes, voire d’incitation à commettre des actes terroristes, selon les autorités.

Son avocat, Me Sefen Guez Guez, a annoncé, mardi 18 janvier, qu'Islem Eddy Lecocq n’a pas l’intention de rester sans réaction face à « des accusations particulièrement graves et attentatoires à son honneur ». D’autant plus, fait savoir l’avocat, qu’il n’a « jamais été entendu par les services de police pour les propos rapportés ».

« Mon client veut défendre son honneur. Il va prochainement déposer plainte contre X, pour dénonciation calomnieuse. La mosquée de Beauvais, qui est défendue par Me Samim Bolaky, est injustement fermée depuis trois semaines. C’est important de réagir car il n’y a aucune conséquence judiciaire à l’encontre de l’imam » jusqu'à présent, indique à Saphirnews Me Sefen Guez Guez, qui déplore qu’une fermeture administrative ne donne habituellement jamais lieu à une enquête judiciaire.

Islem Eddy Lecocq est, à ce jour, salarié de la mosquée. Pour son avocat, « s’il ne réagit pas, non seulement son honneur sera entaché, mais il risque de rencontrer des difficultés pour la suite de sa carrière. Il faut démêler le vrai du faux. »

Mise à jour samedi 12 février : L'imam Eddy Lecocq a déposé plainte mardi 8 février pour « dénonciation calomnieuse », estimant que les propos qui lui sont attribués « sont d'une particulière gravité » selon la plainte consultée par l'AFP. « Proférer de telles accusations (...) dans le contexte actuel est d'autant plus dangereux » que la religion musulmane est « l'objet de nombreuses crispations », « surtout à l'approche d'échéances électorales », appuie-t-on.

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