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Sur le vif

Des mosquées attaquées après l'attentat contre Charlie Hebdo

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 8 Janvier 2015



Des mosquées attaquées après l'attentat contre Charlie Hebdo
Les musulmans de France redoutent le pire. Quelques heures après l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo qui a fait 12 morts, mercredi 7 janvier, deux mosquées ont été la cible de tirs d’armes à feu et de projectiles, au Mans, dans la Sarthe, et à Port-la-Nouvelle, dans l’Aude. Le lendemain, une explosion a eu lieu devant un kébab situé à proximité d’une mosquée, à Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône. Il n’y a pas de victimes à déplorer.

A Port-la-Nouvelle, vers 20 heures, un ou plusieurs coups de feu ont été tirés en direction d’une salle de prière musulmane, environ une heure après la fin de la prière. La salle était vide au moment des faits. L’arme utilisée était un « pistolet à grenailles », a précisé le parquet de Narbonne.

Au Mans, ce sont trois grenades d’exercice, dites grenades à plâtre, qui ont été lancées contre une mosquée située dans un quartier populaire. Une seule grenade a explosé dans une petite cour. La déflagration n’a pas provoqué de dégâts majeurs. Un impact de balle a en outre été relevé sur une fenêtre.

A Villefranche-sur-Saône, une explosion a eu lieu jeudi matin vers 6h devant le snack, L’Impérial, dont la devanture a été soufflée. Une source préfectorale a confirmé qu’il s’agit d’un acte « criminel ». Selon le maire UMP de la ville Bernard Perrut, « c'est lié a priori à la situation dramatique ».

Le kebab « est géré de manière indépendante (...) par des personnes proches de la mosquée » a précisé le maire, ajoutant qu’il s’agit d’un endroit « où se regroupent des personnes qui fréquentent le lieu de culte mais aussi d'autres personnes ». « Une telle situation est inquiétante et bouleversante et m'amène à lancer un message de cohésion, d'unité et de respect dans cette période douloureuse que traverse la France », a poursuivi Bernard Perrut.

A Poitiers, un tag insultant a été découvert jeudi matin sur le portail de la mosquée. L’inscription a été effacée. L’auteur du tag aurait été interpellé sur le fait, mais aucune précision n’a été donnée sur le profil ou les motivations du suspect. « On le craignait », a réagi Boubaker Al Hadj Amor, l’imam de la mosquée, qui a porté plainte. « C'est pourquoi nous avions réactivé la surveillance du site. En plus de la vidéosurveillance, nous avions deux personnes pour faire des rondes. Ils n'ont pas vu la personne agir. On pense que cela a dû se faire après leur départ, vers 4 heures du matin », a détaillé l’imam.

Des ouvriers travaillant sur le chantier de la future mosquée de Bischwiller (Bas-Rhin) ont également découvert, jeudi 8 janvier, un tag avec l’inscription « Ich bin Charlie » sur l’un des murs extérieurs du bâtiment, rapporte DNA. L'acte a été condamné par l’Association culturelle franco-turque de Bischwiller (ACFT) qui gère le projet.

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