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Sur le vif

Coronavirus : la prescription de la chloroquine autorisée mais encadrée par décret

Rédigé par Lina Farelli | Jeudi 26 Mars 2020 à 18:45

           


« Dans le cadre de l'urgence sanitaire, l'hydroxychloroquine peut être prescrite en traitement du COVID-19. Merci à Olivier Véran pour son écoute. »

Tels sont les mots de Didier Raoult, directeur de l'Institut Hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection à Marseille, sur Twitter après la parution, jeudi 26 mars, d’un décret « prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire ».

Prescription possible uniquement pour les patients traités à l'hôpital

Le décret, paru au Journal officiel, autorise la prescription de l'hydroxychloroquine aux patients atteints par le Covid-19 admis à l'hôpital. « L'hydroxychloroquine et l'association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d'un médecin aux patients atteints par le Covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile », fait-on savoir.

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a ainsi martelé que les traitements Plaquenil (hydroxychloroquine) et Kaletra et son générique (lopinavir/ritonavir) ne peuvent être prescrits « dans la prise en charge du COVID-19 en (médecine de) ville », sur la base d’un avis émis par le Haut conseil de la santé publique (HCSP). Le décret ne vient donc pas généraliser le recours à l'hydroxychloroquine pour tous les malades atteints du coronavirus.

Aussi, « nous demandons aux pharmaciens d’officine de ne délivrer ces médicaments que sur prescription médicale dans leurs indications habituelles, ceci afin de sécuriser leur accès aux patients qui en bénéficient pour leur traitement chronique », indique l’ANSM. Il s’agit de « protéger » les patients qui en ont besoin et d'« éviter les risques de rupture de leur traitement » à cause d’ordonnances « sans aucune justification », dit à l’AFP Dominique Martin, directeur général de l’ANSM.

La délivrance de Plaquenil et les préparations à base d'hydroxychloroquine « ne peuvent être dispensées par les pharmacies d'officine que dans le cadre d'une prescription initiale émanant exclusivement de spécialistes en rhumatologie, médecine interne, dermatologie, néphrologie, neurologie ou pédiatrie ou dans le cadre d'un renouvellement de prescription émanant de tout médecin », précise le décret, en ce sens, interdisant par ailleurs toute exportation des traitements contenant l'association lopinavir/ritonavir ou de l'hydroxychloroquine sauf dans les territoires d'outre-mer.

Lire aussi :
Chloroquine contre coronavirus : les dangers qui guettent l'imprudence née d'un emballement médiatique




Réagissez ! A vous la parole.

1.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 26/03/2020 22:05 | Alerter
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Bravo et merci de signaler la chose, qui n'est pas relevée par les grands médias, éteignoir oblige.
Aprés l'énorme bourde de l'annonce précédente (qui réservait le traitement aux malades graves, sans réaliser que cela n'avait pas d'intérêt dans ces cas là, le virus ayant disparu), Raoult remercie Véron avec élégance.
On parle de coup de téléphone au Président (Brigitte Macron serait intervenue...)

2.Posté par francois.carmignola@gmx.com le 31/03/2020 11:27 | Alerter
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Hélas, l'autorisation fut presque immédiatement considérablement limitée. Une reprise en main de l'Etat profond, sans doute. Que voulez vous, on ne peut rien faire... C'est d'ailleurs ce que nous a dit le ministre de la Santé, ce qui est effectivement en ligne avec la situation.

Un point intéressant dans cette affaire: pour la première fois depuis des lustres, le monde entier, y compris le très prétentieux monde occidental, se trouve dans l'incapacité d'agir contre un malheur naturel autrement qu'en appliquant une recette du moyen âge: rester chez soi et attendre la mort.

La chloroquine était une manière d'échapper au destin, c'était son mérite.