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Sur le vif

Christiane Taubira démissionne du gouvernement Valls

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 27 Janvier 2016



Christiane Taubira, l'ancienne député de Guyane a présenté sa démissiondu ministère de la Justice.
Christiane Taubira, l'ancienne député de Guyane a présenté sa démissiondu ministère de la Justice.
« Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir » a tweeté ce mercredi 27 janvier Christiane Taubira. L’Élysée a annoncé la démission de la garde des Sceaux, en poste depuis l’élection de François Hollande en mai 2012.

Selon le communiqué, le président et la ministre « ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s'ouvre à l'Assemblée nationale, aujourd'hui, en Commission des Lois ». « Elle aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et joué un rôle majeur dans l'adoption du mariage pour tous », souligne la présidence.

Cela faisait plusieurs semaines que Christiane Taubira était en discussion avec le président de la République concernant sa démission. L’ancienne députée de Guyane avait affiché son opposition à la réforme constitutionnelle et à la controversée déchéance de la nationalité.

En août 2014, elle a failli quitter son poste suite au remaniement ministériel qui a vu le départ d’Arnaud Montebourg, d'Aurélie Filippetti et de Benoît Hamon. Accusée à gauche d’être la caution d’un gouvernement trop à droite, accusée par la droite d’être trop laxiste envers les délinquants, la situation de Christiane Taubira devenait intenable.

Le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale et proche de Manuel Valls, remplace Christiane Taubira. Le Premier ministre défend aujourd’hui la réforme constitutionnelle devant cette même Commission des Lois, Dominique Raimbourg en sera le rapporteur à la place de Jean-Jacques Urvoas. Le texte présenté portera bien en son sein la mesure de déchéance de nationalité mais dépourvu de la mention autour de la binationalité. Une maigre concession qui n’a pas suffi à la désormais ex-garde des Sceaux.

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