Connectez-vous S'inscrire






Sur le vif

Blessée par une grenade israélienne, la journaliste fait le job (vidéo)

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 7 Octobre 2015



Blessée par une grenade israélienne, la journaliste fait le job (vidéo)
Son courage est admiré. En direct de Jérusalem, la journaliste de télévision libanaise Hanna Mahameed a été blessée par les éclats d’une grenade lancée par l’armée israélienne dimanche 4 octobre. Elle couvrait pour la chaîne Al Mayadeen le meurtre du jeune de 19 ans, Fadi Alloun, tué par des policiers israéliens.

Alors qu’elle commentait les images de heurts entre Palestiniens et forces d'occupation israéliennes, les Israéliens lancent des grenades pour disperser la foule. Dans le même périmètre, plusieurs journalistes se trouvaient sur place avec des gilets pare-balle siglés « PRESS » pouvant clairement les identifier.

L’un des engins a explosé juste à côté d'Hanna Mahameed qui s’est alors mise à hurler de douleur, blessée au visage. Les témoins de la scène ont vite accouru pour lui porter secours. Une scène filmée par sa caméra.

Mais quelques heures plus tard seulement, voilà que la journaliste est réapparu face caméra, cette fois avec un bandage sur le visage. Malgré ses blessures, elle a tenu à poursuivre son travail coûte que coûte. Un courage largement relayé dans les réseaux sociaux.

De son côté, le porte-parole de la police israélienne, Luba Samri, cité par The Guardian, a affirmé que « quiconque était présent avec les manifestants hors-la-loi risquait d'être blessé ». Un commentaire qui en dit long sur le niveau de violence qui a éclaté en particulier en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, annexée et occupée par Israël. De violents affrontements sont déplorés chaque jour depuis plusieurs semaines entre Palestiniens et soldats israéliens qui n'hésitent pas à tirer à balles réels, de même que les colons qui sont, pour la plupart, armés.

Le Premier ministre israélien, qui tait naturellement l'occupation comme source première des violences, a fait savoir qu'il ne poserait « aucune limite » à ses forces de sécurité et qu'il déclarait « la guerre aux lanceurs de pierres ».

Lire aussi :
Israël autorise le gavage forcé des détenus palestiniens
Nakba : « Israël a une longue tradition d'instrumentalisation mémorielle »
Le non-boycott d'Israël, « une complicité de non-assistance à un peuple en danger »
Palestine : l'indignation sélective de BHL soulevée par Aymeric Caron (vidéo)
Israël élu pour diriger un comité de l’ONU sur... la décolonisation
Puant et sale, ce liquide qu'Israël asperge contre les Palestiniens