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Sur le vif

Baby Loup : verdict de la cour d’appel attendu le 27 novembre

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 17 Octobre 2013



Il faudra attendre le 27 novembre pour connaître la décision de la Cour d’appel de Paris dans l’affaire Baby Loup.

La cour d’appel rejugeait, jeudi 17 octobre, le cas de Fatima Arif, licenciée en 2008 de la crèche Baby Loup, située à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), pour port de voile. Ce nouveau procès faisait suite à l’annulation en mars dernier par la Cour de cassation du jugement de la Cour d'appel de Versailles qui avait confirmé en 2011 le licenciement de la jeune musulmane.

Comme l'indiquait un rapport consulté par Le Figaro, François Falletti, le procureur général de la Cour d’appel de Paris, a plaidé pour que les magistrats cassent la décision de la Cour de cassation. L’avocat de Fatima Arif, Me Michel Henry, n'a pas hésité à interpeller les magistrats sur les doutes pesant sur la partialité de la Cour. Le premier président, en personne, Jacques Degrandi, a alors fermement démenti en assurant que « la décision qui sera rendue sera forgée par cinq consciences de magistrats ».

L'avocat de la crèche associative Baby Loup, Me Richard Malka, a lancé aux magistrats qu'ils avaient « un débat de société crucial à juger ». « Votre décision marquera une étape dans la construction ou la déconstruction de la laïcité dans ce pays. (...) On teste notre République ! », a-t-il martelé, regrettant que l'Observatoire de la laïcité ait écarté l'hypothèse d'une nouvelle loi d'interdiction.

L'arrêt de la Cour de cassation donnant raison à la salariée voilée avait été beaucoup critiqué dans la sphère politique, faisant même réagir François Hollande, qui avait alors émis l'idée d'une loi interdisant les signes religieux dans les crèches. Finalement, l'Observatoire de la laïcité n'adhère pas à une telle proposition.

« Pour faire vivre ensemble des enfants de toute origine, de toute religion, nous demandons que le fait religieux reste en dehors de la crèche », a souligné Natalia Baleato, la directrice de Baby Loup, avant l’ouverture de l’audience jeudi. Malheureusement, sa vision étriquée de la laïcité a toutes les chances d'être partagée par les juges au regard de l'avis du procureur général.

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