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Sur le vif

Avec Angela Davis, les 10 ans des Indigènes de la République célébrés

Rédigé par | Lundi 11 Mai 2015



Des centaines de personnes à Saint-Denis pour les 10 ans du Parti des indigènes de la République (PIR).
Des centaines de personnes à Saint-Denis pour les 10 ans du Parti des indigènes de la République (PIR).
Plusieurs centaines de personnes – 700 à 800 personnes selon les organisateurs - se sont déplacées à la Bourse du travail de Saint-Denis, en région parisienne, vendredi 8 mai pour marquer les 10 ans du Mouvement des indigènes de Paris (MIR) devenu en 2008 Parti des indigènes de la République (PIR).

Lors de cette journée de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale mais aussi des 70 ans des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, une vingtaine d’intervenantes – toutes des femmes – se sont succédé à la tribune. « Aujourd’hui, nous sommes tristes. Mais au-delà du deuil, il y a le caractère politique de cette date du 8 mai, car le jour où le nazisme est vaincu, le jour où la République et l’État de droit sont rétablis, la France commet un massacre de masse dans l’une de ses colonies », a lancé la porte-parole du PIR Houria Bouteldja.

Angela Davis aux 10 ans du PIR.
Angela Davis aux 10 ans du PIR.
« Poursuivre notre combat, c’est aussi comprendre et reconnaître le rôle crucial joué par la lutte des femmes non-blanches, noires, arabes, musulmanes et rroms », a fait savoir le PIR en amont de l’événement, qui s'inscrit aussi dans les 10 ans des révoltes urbaines en octobre 2005.

La plus remarquée fut l’incontestable Angela Davis, une figure du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis dans les années 1970. L’ex-Black Panther, invitée aussi en France pour les commémorations de l'abolition de l'esclavage du 10 mai, était attendue sur scène. « Il faut apprendre à demander ce que nous voulons : exiger l'impossible », a-t-elle fait part.

Régulièrement attaqué, le PIR, qui a saisi l’occasion pour dresser son bilan, savoure son succès. « Fêter ses 10 ans pour une organisation issue de l’immigration qui a su rester autonome à tous points de vue, financier, politique, est de l’ordre du quasi miracle », a fait savoir le mouvement, qui a fait de la lutte contre l’islamophobie une de ses priorités depuis deux ans en synergie avec d’autres organisations.

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Rédactrice en chef de Saphirnews En savoir plus sur cet auteur



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