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Sur le vif

Un musulman haut-commissaire des droits de l’homme à l’ONU

Rédigé par La Rédaction | Lundi 30 Juin 2014



Un musulman haut-commissaire des droits de l’homme à l’ONU
Le prince jordanien Zeid Ra’ad Zeid al-Hussein a été nommé, lundi 16 juin, au poste de haut-commissaire des droits de l’homme des Nations Unies. Il débutera son mandat de quatre ans en septembre prochain et succédera à la Sud-Africaine Navi Pillay.

Premier musulman à occuper cette fonction, il s’est dit « honoré par cette nomination » et a souligné qu’il devient aussi « le tout premier haut-commissaire issu du continent asiatique ».

Diplômé des universités de Cambridge et Johns Hopkins, Zeid Ra’ad Zeid al-Hussein, 50 ans, est un diplomate expérimenté. Il est le représentant permanent de la Jordanie à l’ONU depuis, une fonction qu’il avait déjà occupée entre 2000 et 2007. Entre ces deux mandats onusiens, il a été ambassadeur à Washington. Il a joué un rôle central dans la création de la Cour pénale internationale, a été conseiller de Kofi Annan, et a participé aux opérations de maintien de la paix dans les Balkans. Désigné par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon après plusieurs séries d’entretiens, il a été nommé au poste de haut-commissaire après approbation de l’Assemblée générale de l’ONU.

La diplomatie française lui a adressé, dans un communiqué, « ses meilleurs vœux de réussite dans les hautes missions qui lui sont confiées ». Le Quai d’Orsay a en même temps exprimé sa « reconnaissance » à Navi Pillay, « qui a su promouvoir le rôle du haut-commissariat, préserver son indépendance et se faire le porte-voix des plus vulnérables. »

Selon Ban Ki-moon, « le haut-commissaire doit être une personnalité d’une grande intégrité et jouissant d’une haute considération morale, et posséder des connaissances spécialisées, notamment dans le domaine des droits de l’homme, ainsi que la connaissance générale de différentes cultures et l’ouverture d’esprit voulues pour pouvoir s’acquitter de façon impartiale, objective, non sélective et efficace de ses fonctions ».

Crée en 1993, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, basé à Genève, a grandi en taille et en influence. Le poste de haut-commissaire est pourvu selon le principe de l’alternance géographique.

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