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Sur le vif

Première résolution de l'ONU contre l’excision

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 28 Novembre 2012



Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a adopté, lundi 26 novembre, sa première résolution qui interdit les mutilations génitales féminines (MGF) dans le monde.

C’est la première fois que l’ONU condamne de telles pratiques, qui représentent « une menace sérieuse pour l'état de santé des femmes sur le plan psychologique, sexuel ou reproducteur ». Plus de 110 pays, dont une cinquantaine sont africains, ont soutenu le texte qui appelle les 193 Etats membres de l'ONU à lancer des campagnes pédagogiques incitant à la fin de ces mutilations et à promulguer ou renforcer la législation interdisant les MGF

Pour l'ambassadeur italien à l'ONU, Cesare Ragaglini, l'un des principaux partisans de cette initiative, une telle recommandation est un « outil très puissant » pour inciter les pays à lutter contre ce type de pratiques.

Les mutilations ou ablations génitales, comme l’excision, sont déjà illégales dans une vingtaine de pays africains, en Europe ainsi qu'aux États-Unis et au Canada. Mais selon l'Organisation internationale des migrations (OIM), les mutilations génitales féminines affectent, à l’heure actuelle, entre 100 et 140 millions de filles et de femmes à travers le monde.

70 millions de femmes ont subi cette pratique en 2010 selon l'ONU et 6 000 filles sont excisées chaque jour, d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Souvent, ces mutilations génitales sont réalisées pour des raisons culturelles ou religieuses. Ainsi, certains arguent que l’excision est recommandée dans l’islam alors que la religion l'interdit bel et bien. La participation des chefs religieux dans cette lutte reste donc plus que nécessaire.

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