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Sur le vif

Djibouti : un livre contre l’excision destiné aux imams

Rédigé par La Rédaction | Lundi 4 Juin 2012



Un guide pour lutter contre les mutilations génitales féminines (MGF) à destination des imams, prêcheurs et leaders religieux de Djibouti a été publié dimanche 3 juin. L'ouvrage, impulsé par le gouvernement djiboutien et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), a été présenté à toutes les personnalités religieuses djiboutiennes au cours d’une cérémonie.

Le Cheikh Abdourahman Souleiman Bachir est l’auteur de ce livre qui se veut concis pour faciliter la lecture, éviter les répétitions et apporter une argumentation précise et convaincante. « Cette étude est entièrement consacrée à la mutilation génitale féminine en prenant comme cadre général la santé et le bien-être familial, étant donné que le sujet est étroitement attaché à toutes ces questions », a commenté le Cheikh.

« Nous sommes confiants que les oulémas (savants musulmans, nldr), prédicateurs et autres leaders d’opinion religieux tireront profit de ce guide, en traduisant son contenu à leur public », a déclaré pour sa part le ministre djiboutien des Affaires musulmanes, Dr Hamoud Abdi. « Les MGF sont contraires aux principes de l’Islam », a t-il tenu à rappeler. Pourtant, elles restent pratiquées dans plusieurs pays musulmans en Afrique. C’est le cas à Djibouti.

Dans ce pays d’Afrique de l’Est, plus de trois millions de femmes et de filles courent chaque année le risque de subir une mutilation ou une ablation génitale selon le FNUAP. Plus de 98 % des petites filles subissent une MGF. Et 82 % des femmes interrogées dans le cadre d’une enquête de la Comité nationale de lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes (CNPLTN) disent avoir subi des MGF.

Pour lutter contre ces actes, les politiques publiques et l’intervention des responsables religieux sont primordiales. D’autant plus que des actions de sensibilisation ont déjà permis, à Djibouti, de faire reculer le taux de prévalence des MGF de 5 %. Il est passé de 98 % à 93 %.

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