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Sur le vif

Paris : la manifestation anticoloniale interdite et encerclée (vidéo)

Rédigé par La Rédaction | Lundi 3 Mars 2014



Dans le cadre de la semaine anticoloniale, qui a pris fin lundi 3 mars, une manifestation devait être organisée le 1er mars, à Paris, au départ de la Place de la République. Mais le cortège rassemblant des associations pro-palestiniennes et anticolonialistes, des syndicats, des représentants du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et des collectifs de sans-papiers n’a jamais pu défiler dans les rues de la capitale.

« Depuis 6 ans, l’Association Sortir du colonialisme organise avec le soutien de dizaines d’organisations, une marche de clôture de la Semaine anticoloniale et antiraciste, déclarée en préfecture conformément à la législation. Or cette année pour la première fois, la préfecture nous signifie le refus de notre parcours », dénoncent dans un communiqué les membres de Sortir du colonialisme.

« Pour la première fois, une interdiction nous a donc été notifiée par la préfecture de police qui veut par la pression nous imposer un rassemblement statique Place de la République », précisent-ils. Mais le jour J, les quelques centaines de manifestants rassemblés ont tenté tout de même de défiler, « un déploiement policier hallucinant et totalement disproportionné a bloqué le cortège, l'a empêché de quitter la place de la République, refoulé, sur le terre plein central pour l’encercler, interdisant toute possibilité de sortie de ce périmètre jusqu'à 17 heures », racontent-ils. Une vidéo publiée sur YouTube en témoigne.

Le cortège a été interdit « sous prétexte de trouble à l'ordre public », « au motif que des "casseurs" l'infiltreraient (syndrome NDDL !) », fustige Sortir du colonialisme en référence à la manifestation des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui avait dégénéré en violences, samedi 22 février à Nantes.

« Après la véritable provocation du week-end dernier à Nantes, transformée en citadelle assiégée par les forces de l’ordre, Manuel Valls entend intimider et museler tous ceux qui refusent de courber l'échine devant la politique du gouvernement », dénoncent les militants en rappellent que « même sous la présidence de Chirac et de Sarkozy, de telles pratiques d'intimidation et de répression contre nos initiatives ne s'étaient jamais produites ».

Ils se réservent « le droit de porter plainte contre cet atteinte inqualifiable contre le droit non négociable de manifester ». 


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