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Sur le vif

La torture se généralise dans les prisons syriennes

Rédigé par La Rédaction | Mardi 15 Avril 2014



Le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a condamné, lundi 14 avril, l’utilisation généralisée de la torture dans les prisons syriennes. Un rapport, qui regroupe les témoignages de 38 victimes ou témoins, fait état d’« une généralisation de la torture et des mauvais traitements dans les centres du gouvernement ».

Plusieurs cas de détenus immobilisés ou suspendus au mur, les yeux bandés, et qui sont ensuite frappés, brûlés, électrocutés et torturés avec différents objets sont détaillés. Le Haut Commissariat a également documenté des cas de violences sexuelles à l’encontre d’hommes et de femmes.

Le plus souvent, la torture est utilisée « immédiatement après l'arrestation et durant les premiers jours ou les premières semaines de la détention et des interrogatoires », explique Mme Pillay. Ces personnes sont souvent détenues au secret, de façon indéfinie, et sont parfois transférées d'un centre à un autre. Le rapport mentionne également que les témoignages de tortures pratiquées par certains groupes armés de l’opposition semblent avoir augmenté en 2013.

Mme Pillay a rappelé dans un communiqué que le droit international interdit l’usage de la torture, en tout temps et en toutes circonstances, et que la torture constitue un crime contre l’humanité lorsqu’elle est utilisée de façon généralisée. Elle a également souligné que toutes les victimes de tortures et de mauvais traitements devaient obtenir une indemnisation équitable et bénéficier d’une réadaptation. Mais, dans une Syrie en plein chaos, l'indemnisation est loin d'être une préoccupation des victimes du régime : ils attendent le respect du droit qui ne vient pas.

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