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Sur le vif

La Russie dénonce le soutien de la France à l’opposition syrienne

Rédigé par La Rédaction | Lundi 26 Novembre 2012



Les dissensions entre la Russie et la France sur la Syrie risquent d’être au cœur de la rencontre entre Dmitri Medvedev et François Hollande. Le Premier ministre russe, attendu à l'Elysée dans la soirée du lundi 26 novembre, a dénoncé la veille le fait que la France ait apporté son soutien à la coalition de l'opposition syrienne.

François Hollande avait annoncé, mardi 13 novembre, qu’il reconnaissait la Coalition nationale syrienne « comme la seule représentante du peuple syrien. » « Cela est très contestable », a jugé Dmitri Medvedev. « Je voudrai rappeler des principes du droit international approuvés par l'ONU en 1970. Ces derniers stipulent qu'aucun gouvernement ne doit entreprendre d'actions visant à changer, par la force, un régime politique d'un autre pays », a argué le Premier ministre russe.

« Du point de vue du droit international, il est inadmissible de soutenir une autre force politique lorsque celle-ci se retrouve être le principal adversaire du gouvernement légitime d'un pays. Il revient au seul peuple syrien et aux forces d'opposition de décider du destin d'al-Assad et de son régime, d'une manière légale, et pas par le biais de la livraison d'armes organisée par un autre pays », a-t-il ajouté.

La position de la Russie n’est pas étonnante car c’est un allié de poids du régime de Bachar al-Assad. C’est d’ailleurs à cause de la Chine et la Russie, qui ont à plusieurs reprises joué de leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU, que des sanctions n’ont pas pu être mises en place contre la Syrie.

Pourtant, la Russie dément soutenir le régime de Bachar al-Assad alors même que les faits parlent contre elle. « Le problème n'est pas de savoir s'il convient de soutenir le régime d'al-Assad ou l'opposition - pour sa part, la Russie adopte une position neutre. Nous condamnons le régime syrien pour le niveau de violence qu'il admet, et également l'opposition, car cette dernière verse aussi le sang, et finale », a ainsi indiqué Medvedev.

« Nous n'avons jamais fourni à la Syrie des équipements contrevenant aux conventions internationales. Tous sont destinés à se défendre contre une agression extérieure », s’est-il défendu.

Dans le pays, les combats opposant l'armée syrienne aux forces révolutionnaires et de l'opposition perdurent. Dernièrement, dimanche 25 novembre, l’armé a bombardé les alentours de la capitale Damas provoquant la mort de 55 personnes.

D’après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), plus de 40 000 personnes ont péri depuis le début du conflit il y a 20 mois.

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