À Lyon, une marche pour la paix est organisée par le G9, qui réunit les onze principaux responsables religieux juifs, chrétiens et musulmans de la métropole. Quarante ans après la rencontre historique organisée à Assise le 27 octobre 1986, il invite « tous les hommes et femmes de bonne volonté, croyants ou non », à marcher dès 15h de la place Bellecour à l'amphithéâtre des Trois Gaules.
Le court communiqué du G9 résume l'esprit de la démarche : la paix ne suppose pas d'être d'accord sur tout. Elle commence, écrivent ses membres, « lorsque nous refusons que nos désaccords nous rendent ennemis ».
Le court communiqué du G9 résume l'esprit de la démarche : la paix ne suppose pas d'être d'accord sur tout. Elle commence, écrivent ses membres, « lorsque nous refusons que nos désaccords nous rendent ennemis ».
Les mosquées du Rhône en soutien
A l’image de l’archevêque de Lyon, Mgr Olivier de Germay, qui encourage les fidèles catholiques à rejoindre la marche, le Conseil des mosquées du Rhône (CMR) appuie la démarche en appelant « avec force les musulmans de Lyon et de la métropole, ainsi que toutes les personnes de bonne volonté », à rejoindre le cortège, afin de montrer qu’ils sont « pleinement engagés pour une société plus juste, plus apaisée et plus fraternelle ».
L’initiative s’inscrit dans un contexte que le communiqué décrit comme « profondément marqué par les conflits, les souffrances des peuples, les tensions identitaires ». Face à ce climat, il juge « essentiel que des voix se lèvent pour rappeler qu’un autre chemin est possible ». Marcher serait ainsi « une manière simple, visible et forte de dire que nous refusons la violence, le repli, la haine et la division ».
L’initiative s’inscrit dans un contexte que le communiqué décrit comme « profondément marqué par les conflits, les souffrances des peuples, les tensions identitaires ». Face à ce climat, il juge « essentiel que des voix se lèvent pour rappeler qu’un autre chemin est possible ». Marcher serait ainsi « une manière simple, visible et forte de dire que nous refusons la violence, le repli, la haine et la division ».
Une démarche ancrée dans la foi
Pour le CMR, la démarche a « une portée particulière » pour les musulmans. « Notre foi nous appelle à être des serviteurs de paix, des garants de justice, des artisans de miséricorde et des acteurs de fraternité ». Participer, c’est donc affirmer publiquement que « la paix n’est pas un mot abstrait, mais une responsabilité concrète ».
L’appel dépasse toutefois la seule communauté musulmane. Il s’adresse à « tous les habitants de Lyon, croyants ou non croyants, quelles que soient leurs convictions ». La diversité de la ville y est présentée comme « une chance, à condition de la vivre dans le respect, l’écoute et la confiance ». Car, insiste le communiqué, « la paix ne consiste pas à effacer ce qui nous distingue, mais à apprendre à vivre ensemble sans se craindre ».
Le CMR déroule ensuite une série d’engagements, rythmés par la formule « Nous voulons marcher ». Les signataires refusent « toute forme de haine, qu’elle soit antisémite, islamophobe, antichrétienne, raciste » et soulignent « qu’aucune cause, aussi douloureuse soit-elle, ne peut justifier la haine de l’autre » ou « qu’aucune souffrance ne doit nous rendre insensibles à la souffrance d’autrui ». Ils affirment par ailleurs qu’« il n’y a pas de paix durable sans justice, sans dignité et sans respect de la vie humaine ». Dans le même temps, la forme de la marche se veut à l’image du message : « Sans slogan, sans pancarte, avec un seul message : la paix ! ».
L’appel dépasse toutefois la seule communauté musulmane. Il s’adresse à « tous les habitants de Lyon, croyants ou non croyants, quelles que soient leurs convictions ». La diversité de la ville y est présentée comme « une chance, à condition de la vivre dans le respect, l’écoute et la confiance ». Car, insiste le communiqué, « la paix ne consiste pas à effacer ce qui nous distingue, mais à apprendre à vivre ensemble sans se craindre ».
Le CMR déroule ensuite une série d’engagements, rythmés par la formule « Nous voulons marcher ». Les signataires refusent « toute forme de haine, qu’elle soit antisémite, islamophobe, antichrétienne, raciste » et soulignent « qu’aucune cause, aussi douloureuse soit-elle, ne peut justifier la haine de l’autre » ou « qu’aucune souffrance ne doit nous rendre insensibles à la souffrance d’autrui ». Ils affirment par ailleurs qu’« il n’y a pas de paix durable sans justice, sans dignité et sans respect de la vie humaine ». Dans le même temps, la forme de la marche se veut à l’image du message : « Sans slogan, sans pancarte, avec un seul message : la paix ! ».
À Paris, dans le sillage
C’est dans le même esprit que Paris accueillera, ce même dimanche, une marche interconvictionnelle. Comme à Lyon, elle s’inscrit dans le sillage de la rencontre d’Assise lorsqu’à l’invitation du pape Jean-Paul II, 130 responsables religieux du monde entier s’y étaient réunis pour prier ensemble pour la paix. Une quinzaine d’associations militant pour le dialogue interreligieux organisent l’événement, parmi lesquelles la Coordination interconvictionnelle du Grand Paris (CINPA) et le mouvement Ensemble avec Marie.
Autour du thème « la responsabilité des religions et des cultures dans la construction de la paix », le parcours relie dès 8h du matin plusieurs lieux de culte, de la Grande Pagode du bois de Vincennes à la Grande Mosquée de Paris, en passant par l’église Saint-Sulpice, la cathédrale ukrainienne Saint-Volodymyr-le-Grand et la synagogue JEM de Beaugrenelle. Chacun peut rejoindre le groupe à l’étape de son choix.
La journée culminera à 18h sur le parvis des Droits de l’Homme, au Trocadéro, avec prises de parole, lectures, prières et chants. Une déclaration commune pour la paix y sera lue par des représentants des différentes traditions. La marche ouvre une semaine de rencontres qui se poursuivra le 25 octobre à Bussy-Saint-Georges, en région parisienne, sur l’Esplanade des religions et des cultures.
Deux villes, deux initiatives, une même conviction. « Ensemble, faisons de cette marche un moment d’unité, de dignité et d’espérance, lance le CMR. Ensemble, montrons que la paix n’est pas une idée lointaine, mais un engagement concret que nous pouvons porter ici et maintenant, dans nos rues, dans nos quartiers, dans nos paroles et dans nos actes. »
Lire aussi :
A Paris et à Saint-Brieuc, des marches interreligieuses pour les 40 ans de la rencontre d’Assise
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La journée culminera à 18h sur le parvis des Droits de l’Homme, au Trocadéro, avec prises de parole, lectures, prières et chants. Une déclaration commune pour la paix y sera lue par des représentants des différentes traditions. La marche ouvre une semaine de rencontres qui se poursuivra le 25 octobre à Bussy-Saint-Georges, en région parisienne, sur l’Esplanade des religions et des cultures.
Deux villes, deux initiatives, une même conviction. « Ensemble, faisons de cette marche un moment d’unité, de dignité et d’espérance, lance le CMR. Ensemble, montrons que la paix n’est pas une idée lointaine, mais un engagement concret que nous pouvons porter ici et maintenant, dans nos rues, dans nos quartiers, dans nos paroles et dans nos actes. »
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