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Points de vue

Darwin est mort

Rédigé par Driss Anta Diop | Lundi 3 Avril 2006



Darwin est mort
Nous avons traité dans un précédent texte (l'échec du matérialisme) de la configuration théologique et totalisante prise par certains courants d'idées matérialistes tel que le marxisme ou le freudisme. Nous allons voir à présent que cette perspective et cette analogie de forme se rencontre également dans la science et plus particulièrement en ce qui concerne la théorie de l'évolution ou darwinisme. Il semble, en effet, que cette théorie nous ait offert l'exemple le plus édifiant qui soit sur les conséquences d'une instrumentalisation de la science*.

Cette fameuse théorie, qui prétend que les espèces vivantes ont dérivées et se sont formées les unes par rapport aux autres, est toujours une théorie défendue et revendiquée par une majorité de scientifiques, et ce, en dépit des multiples découvertes et preuves qui l'ont clairement invalidé.
Effectivement, le darwinisme s'est construit autour d'un certain nombre de postulats et de suppositions qui, semble t'il, ont toutes été réfutées.

La première d'entre elles est la sélection naturelle. Pour Darwin, il s'agit d'un processus qui détermine l'évolution des êtres vivants en sélectionnant parmi eux les plus forts et les plus aptes à survivre. Ce principe est faux. De récentes découvertes géologiques ont permis de démontrer que la cause à l'origine de l'extinction des dinosaures fut la chute d'une météorite qui produisit un réchauffement important de l'atmosphère, ce qui provoqua leur disparition. Les dinosaures furent anéantis et les petits mammifères survécurent. Un camouflet cinglant à la loi du plus fort prévue par la sélection naturelle, qui ne prévoit pas les variations climatiques. Par ailleurs, la sélection naturelle ne peut théoriquement produire aucune évolution puisqu'elle n'ajoute aucune information génétique à une espèce. Enfin, prétendre qu'il existe un processus de sélection naturel à l'oeuvre dans le monde organique revient à affirmer l'existence d'un principe conscient de sélection volontaire. Autrement, une telle allégation n'a absolument aucune valeur scientifique.

Charles Darwin, auteur
Charles Darwin, auteur

La mutation est négative

Le second principe est celui de la mutation qui est censé expliquer les variations génétiques entre espèces. La mutation, contrairement aux affirmations des évolutionnistes, est nuisible, minime et indéterminée. Elle n'apporte aucun effet positif car une mutation est un bouleversement de l'ADN dont la structure est complexe et organisée. Pour reprendre la métaphore d'un savant*, la mutation, à l'image d'un tremblement de terre, n'améliore pas une ville mais la détruit. On en a un funeste exemple avec l'explosion de la bombe atomique sur Hiroshima qui n'a engendré que des mutations désastreuses sur les populations japonaises. Un constat encore renforcé par les nombreuses expériences effectuées sur des mouches qui n'ont abouti sur aucun résultat satisfaisant, alors même qu'elles étaient réalisées sous les conditions techniques et scientifiques les plus optimales. Dernière chose : une mutation, quelle qu'elle soit, ne se transmet pas aux générations suivantes sauf si elle est opérée dans les cellules reproductives de l'organisme.

Les formes transitionnelles sont des spécimens vivant qui doivent posséder des caractéristiques appartenant à deux espèces différentes. Selon Darwin, le processus évolutif se déroulant sur des millions d'années, les caractéristiques des espèces tel que le fait de voler pour les oiseaux ou de respirer sous l'eau pour les poissons, ont été acquises par ces espèces progressivement et sur une longue échelle historique. Les formes transitionnelles sont ces espèces intermédiaires et selon les estimations des naturalistes, elles se chiffreraient en millions. Pourtant, un problème subsiste. Elles n'existent pas. Aucune d'elle n'a été trouvé.

Autre chose. Les différences structurelles extrêmes et complexes entre les physiologies animales et leurs genres rendent impossible, même théoriquement, l'hypothèse évolutionniste. La plupart des organismes ne peuvent fonctionner correctement que s'ils sont complètement développés. Par ailleurs, l'apparition soudaine et simultanée, au cours de la période dite cambrienne, de nombreuses espèces, sans filiation possible et sans ancêtres, dotées de structures physiologiques complexe, a rendu impossible toute idée de liaison évolutive entres elles.

En ce qui concerne les hiérarchies généalogique de l'homme, proposées par les évolutionnistes, leur vanité a été démontré lorsque des fossiles appartenant à des catégories différentes censées vivres à des périodes historiques très éloignées les unes des autres et qui auraient évolué les unes par rapport aux autres, ont été retrouvé à la même époque. Il a été également démontré, par des études comparée sur les structures squelettiques entre homme et singe, que l'évolution d'un hybride est impossible entre bipède et quadrupède, pour des raisons énergétiques et physiques.

Au niveau cellulaire, le procédé de l'abiogénèse, selon lequel la vie vient d'une cellule morte, est impossible. La vie cellulaire ne peut provenir que de cellules vivantes. La possibilité de produire une cellule vivante par hasard est nulle car la cellule est un organisme d'une complexité inouïe. Plus l'on étudie son fonctionnement, plus l'on se rend compte de la complexité de son élaboration et des calculs astronomique que suppose son existence. Pire encore : l'opinion de ceux qui attribuent la vie au hasard implique l'existence d'un mécanisme conscient qui expérimenterait, par des essais physiques et atomiques, les différentes combinaisons nécessaires pour atteindre l'objectif suprême, créer la vie.

Dernier élément : l'existence de l'ADN est un coup fatal à toute notion de hasard comme origine de la vie. L'ensemble des informations concernant les traits et les caractéristiques physiques d'un vivant, sous la forme d'un code, ce que l'on appelle l'ADN, est un démenti formel à une telle hypothèse et la preuve éclatante d'une intervention intelligente dans le processus vital. La matière est incapable de produire de l'information. L'ADN est une signature évidente de l'Intelligence suprême à l'origine de la vie.

Harun Yahya est l'un des intellectuels engagés contre l'orthodoxie évolutionniste.
Harun Yahya est l'un des intellectuels engagés contre l'orthodoxie évolutionniste.

L’évolution, une persistance psychologique

Dès lors, comment justifier le consensus quasi universel des scientifiques au sujet de l'évolution ? Comment expliquer son incroyable retentissement et sa remarquable persistance ?
Les principales raisons expliquant l'hégémonie de l'évolutionnisme sont d'ordre idéologique et psychologique. Elles sont liées de manière étroite à l'adhésion massive des scientifiques à l'idéologie matérialiste qui stipule que tout est constitué de matière, que tout provient de la matière et que l'âme n'existe pas.

Cette idéologie, dont le darwinisme est l'une des expressions, nie toute forme de création, toute existence d'un Créateur à l'origine du monde et considère la vie, sous toutes ses formes, comme un amas de matière. La théorie de Darwin permet aux évolutionnistes de conjuguer leurs convictions matérialistes à leur activité scientifique. Elle est leur unique alternative à l'option créationiste qu'ils refusent absolument d'envisager.

A l'aide des médias, qui adhèrent massivement aux thèses évolutionnistes et les diffusent, et des structures universitaires et scientifiques, qui imposent à l'ensemble des chercheurs le "dogme" de l'évolution, les scientifiques s'assurent une main-mise incontestable sur l'opinion publique international.

Ils savent lui présenter régulièrement des reconstitutions imagées des fossiles découverts, à l'aide de dessins et de schémas, soigneusement mis en scène pour étayer la thèse sacrée. Ces "reconstitutions" imagées de chair humaine élaborées sur la base d'os fossilisés, n'ont pas de valeur scientifique car les marges d'erreur possible sont importantes. Elles ne reposent que sur des interprétations changeantes et orientées de fossiles humains. Mais elles suffisent à alimenter une industrie médiatique et scientifique qui génère beaucoup d'argent pour ses bénéficiaires. Quant au public, il demeure convaincu du bien-fondé de cette hypothèse puisqu'elle est soutenue par des hommes de science. Incapable de vérifier lui-même la pertinence d'une telle théorie, il s'en remet, confiant et fasciné par la stature de tels savants, à leurs discours et à la vision du monde qu'ils véhiculent. Une vision qui a nourrit les pires idéologies du vingtième siècle, nazisme, fascisme et communisme, en les consolidant d'une assise "scientifique". Plusieurs millions d'êtres humains l'auront payé de leurs vies.

Malgré tout, un nombre de plus en plus croissant de scientifiques dénonce ce détournement de la science par l'idéologie. Ils dévoilent les aspects peu scientifiques impliqués par l'évolution, et témoignent sur les causes qui imposent cette théorie. Selon Pierre Grassé, grand zoologue français, "l'apparition propice des mutations qui permettent aux animaux et aux plantes de subvenir à leurs besoins est une idée difficile à croire. Or, la théorie de Darwin va encore plus loin dans l'exigence : une seule plante, un seul animal nécessiteraient des milliers d'évènements chanceux et propices. Ainsi, les miracles deviendraient la règle : les évènements infiniment invraisemblables finiraient par avoir lieu...Il n'y a aucune loi qui proscrit de rêver en plein jour, mais la science ne doit pas s'adonner à ce genre de pratique*."

Mathématicien et astronome à l'University College, au Pays de Galles, Chandra Wickramasinghe va plus loin : "La probabilité que la vie ait pu se former à partir de matières inanimée correspond à un chiffre avec 40 000 zéros après...Un chiffre assez grand pour enterrer Darwin et la totalité de la théorie de l'évolution...Si les débuts de la vie n'était pas dus au hasard, ils sont donc certainement le produit voulu d'une intelligence*."

De l’opposition à l’union

Quant aux conditions à l'oeuvre dans cette mystification, Jonathan Wells, biologiste moléculaire, nous les révèlent : "Les darwinistes dogmatiques commencent par imposer une interprétation très étroite et déclarent que c'est le seul moyen de faire de la science. Les critiques sont alors traités de non-scientifiques et leurs articles sont alors rejetés par les journaux du courant dominant, dont la ligne éditoriale est dominée par les dogmatiques. Ceux qui se montrent critiques se voient interdire les fonds accordés généralement par les agences gouvernementales, qui envoient les propositions de subvention aux dogmatiques pour leurs revues "paires". Eventuellement, ces critiques sont exclus de la communauté scientifique. Dans ce processus, les preuves contre la vision darwinienne finissent par disparaître tout simplement, comme les témoins s'effacent devant les criminels. Il arrive qu'elles soient dissimulées dans les publications spécialisées, auxquelles seul un chercheur consciencieux peut accéder. Les critiques sont réduits au silence et les preuves sont enterrées. Les dogmatiques déclarent alors qu'il existe un débat scientifique à propos de leur théorie mais qu'aucune contre-preuve n'existe*." Un bel exemple de propagande idéologique, sous couvert de science, aujourd'hui encore largement ignoré.

En ce qui concerne les rapports de proximité et de mimétisme existant entre science et religion, ils ne doivent pas surprendre. Leurs points de convergence et leurs correspondances sont nombreux. Ces deux sphères s'appuient sur des postulats universels. Toutes deux cultivent une définition et un attachement solide à la notion de vérité.
Toutes deux ont su élaborer un cadre cosmogonique suffisamment pertinent pour
justifier notre monde. Enfin, la notion de tradition revêt une importance particulière, en science comme en religion.

La seule manière d'intégrer et de concilier ces deux disciplines complémentaires et non contradictoires, est de développer une approche globale, équilibrée et pertinente de l'existence et de l'homme, où science et religion concouraient au même objectif : l'amélioration du genre humain.

*Toutes les références de l'article sont puisées de l'ouvrage "le mensonge de l'évolution", de l'érudit turc Haroun Yahya.