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Sur le vif

Discriminations : le combat des chibanis face à la SNCF continue

Rédigé par Imane Youssfi | Mardi 16 Mai 2017 à 16:17

           


Discriminations : le combat des chibanis face à la SNCF continue
La Cour d’appel de Paris a examiné, lundi 15 et mardi 16 mai, les cas de plus de 800 anciens cheminots de la SNCF de nationalité ou d’origine marocaine. L’entreprise ferroviaire avait été condamnée pour discrimination en première instance dans la quasi-totalité des dossiers. Les dommages et intérêts s’élevaient alors à 170 millions d’euros, soit environ 200 000 euros par plaignant, en septembre 2015.

La SNCF, qui a fait appel de cette décision, conteste, entre autres, le calcul du préjudice effectué par l’avocate des salariés. Aujourd’hui, les chibanis réclament 628 millions d'euros, soit 700 000 euros par demandeur, pour diverses préjudices (carrière, retraite, formation, d'accès aux soins, santé...).

Les avocats du groupe ferroviaire, qui conteste une différence de traitement entre les salariés marocains, recrutés pour la plupart dans les années 1970, dénoncent des montants « exorbitants, sans aucune mesure avec la réalité ». Ces salariés, des « indigènes du rail », n'avaient « qu'une très faible chance, y compris s'ils avaient bénéficié des règles statutaires, d'arriver à une position cadre », argumentent-ils.

Clélie de Lesquen-Jonas, avocate des chibanis qui se sont rendus en très grand nombre, a dénoncé les méthodes « honteuses » de calculs de la SNCF qui aboutissent à des évaluations du préjudice allant de 6 000 à 50 000 euros par personne. Au vu du nombre de dossiers à examiner, le verdict sera rendu en janvier 2018.





Réagissez ! A vous la parole.

1.Posté par Linni le 20/05/2017 18:10 | Alerter
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Déjà rien que le commentaire douteux des avocats de la SCNF à savoir: 'Ces salariés, des « indigènes du rail », n'avaient « qu'une très faible chance, y compris s'ils avaient bénéficié des règles statutaires, d'arriver à une position cadre »' sont totalement scandaleux et encore plus en 2017. Il est regrettable que la discrimination ait encore de longs jours devant elle, avec une telle attitude.

La SNCF au lieu d'admettre que ces pauvres salariés ont bel et bien été exploités de la pire manière qu'il soit, sans aucune autre forme de reconnaissance du simple fait de leur origine. Au lieu de déplorer qu'effectivement à l'époque les mentalités étaient plus réfractaires à la diversité et donc d'accepter de dédommager ses anciens salariés à juste titre, elle ne fait que confirmer que la mentalité de la SNCF n'a hélas pas tant évolué que ça, et c'est pour le moins affligeant.
Si la SCNF a été condamnée dans la quasi-totalité des dossiers en première instance, ce n'est certainement pas par hasard!!

Enfin, si la SNCF estime que les dédommagements exigés sont disproportionnés, elle peut toujours essayer de faire preuve d'empathie en se mettant à la place de ces retraités, une fois n'est pas coutume. Car n'oublions tout de même pas que ces retraités ont dû faire appel au service d'une avocate, et ce n'est pas gratuit en plus d'être assez long en procédure. De plus, si on considère les préjudices subis non négligeables de même que le mépris dont elles été victimes des années durant et...