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Sur le vif

Départementales 2015 : la droite en tête, la gauche recule face à l’extrême droite

Rédigé par La Rédaction | Lundi 23 Mars 2015



Départementales 2015 : la droite en tête, la gauche recule face à l’extrême droite
L’abstention est moins forte que prévue par les sondages au premier tour des élections départementales qui se sont déroulées dimanche 22 mars. Alors qu’elle s’élevait à 55 % au premier tour des précédentes élections en 2011, elle s'est établi cette fois à 48,5 %. Mais il est difficile de dire à quel parti la hausse de la participation a le plus profité.

A l’issue du premier tour des élections départementales, l'UMP alliée à l’UDI et au Modem est arrivée en tête avec 30 % des suffrages, selon l’Ifop. En additionnant les voix des divers droite (7,7 %), le résultat est à 37,7 %.

Le Parti socialiste enregistre une baisse conséquente par rapport à 2011 mais celle-ci est moins forte que prévu avec 21,3 % des voix malgré les fortes critiques cumulées ces derniers mois à l’égard du gouvernement. « Il y a aujourd'hui en France 500 cantons où la gauche ne sera pas présente au deuxième tour, dont une centaine que nous aurions pu remporter, en raison de la division de la gauche », a déclaré Jean-Marie Le Guen sur le plateau de France 3.

Europe Ecologie Les Verts (EELV) s’est effondré pour n’obtenir que 1,5% des voix tandis que le Front de gauche a réuni 6 % des suffrages.

Le Front national n’est pas le premier parti de France mais arrive en seconde position avant le PS avec 26 % et fait de meilleures scores qu’aux élections européennes de mai 2014. Six binômes ont été élus dès le premier tour, une première pour le parti d'extrême droite qui n'enregistrait en 2011 que 15,2 % des suffrages.

A l’annonce des résultats, les appels au front républicain n’ont pas tardé à émerger du côté de la gauche. « J'appelle chacun à adopter une position claire et à faire voter pour le candidat républicain de gauche, ou de droite quand il fait face seul à l'extrême droite », a déclaré le Premier ministre Manuel Valls.

En revanche, Nicolas Sarkozy, qui préside l'UMP, a réaffirmé sa politique du « ni-ni », refusant d’appeler à voter la gauche pour battre le FN. Le second tour est programmé le 29 mars. Quel que seront les résultats, la parité hommes-femmes (50 % contre 13,8 % d'élues auparavant) sera totale pour la première fois de l'histoire des conseils généraux.

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