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Sur le vif

Attaque en Isère : le mobile terroriste retenu contre Yassin Salhi

Rédigé par La Rédaction | Mardi 30 Juin 2015



Attaque en Isère : le mobile terroriste retenu contre Yassin Salhi
C'est le mobile terroriste qui a été retenu pour expliquer les motivations de Yassin Salhi, qui a décapité son patron avant l’attaque d’un site de gaz industriels le 26 juin à Saint-Quentin-Fallavier (Isère).

Le parquet de Paris a ordonné, mardi 30 juin, l'ouverture d’une information judiciaire pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste ». Le procureur de Paris, François Molins, a également requis le placement en détention provisoire de Yassin Salhi, après sa présentation à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen.

Pour les enquêteurs, l'attaque est bien de nature terroriste et « correspond très exactement aux mots d’ordre de Daesh ». La mise en scène de la décapitation, l’envoi du selfie macabre et la tentative avortée de faire exploser une usine chimique qui « ressemble à une opération martyre » seraient autant d'éléments qui renforcent cette thèse. Cependant, Yassin Salhi maintient que ses actions avaient une motivation purement personnelle, suite à une violente dispute avec son employeur et également avec son épouse.

Mais surtout, ce qui interpelle le procureur, c'est que « la première chose que Salhi a faite après avoir commis ses actes criminels terroristes a été d'envoyer ces clichés à cet individu avec qui il était visiblement régulièrement en relation ». Les enquêteurs auraient saisi un téléphone appartenant à la famille de Sébastien Younès V., ce Français parti en Syrie que Yassin Salhi connaissait depuis plusieurs années. C'est à lui qu'il aurait envoyé le selfie macabre.

Dans une conversation via l’application Snapchat avec son entourage, ce même Sébastien Younès V. affirme avoir « demandé l'autorisation à l'Etat islamique de pouvoir diffuser ces clichés ». Pour le procureur, il est donc prématuré de désigner ce Français comme un « donneur d'ordre » pour Yassin Salhi. Ce dernier se serait rendu en Syrie en 2009, soit avant la guerre civile qui a éclaté dans le pays en mars 2011.

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