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Sur le vif

Le Conseil d’Etat contre la réouverture de la mosquée de Lagny-sur-Marne

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 25 Février 2016



Le Conseil d’Etat contre la réouverture de la mosquée de Lagny-sur-Marne
La réouverture de la mosquée de Lagny-sur-Marne ne se fera pas de si tôt. Le Conseil d’État a refusé, jeudi 25 février, de suspendre l’arrêté de fermeture de la salle de prière, en place depuis décembre dans le cadre de l’état d’urgence.

Après le refus de réouverture du juge des référés du tribunal administratif de Melun par une ordonnance du 4 février, le juge des référés du Conseil d’État, sollicité par les responsables de la mosquée, a estimé que « la fermeture ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte et a donc refusé de suspendre cette mesure » de fermeture, soutenue par un représentant du ministère de l’Intérieur lors d’une audience la veille face à la cour.

« Le juge des référés a constaté qu’entre 2010 et 2014, l’association gérant la salle de prière avait été présidée par une personne connue pour prôner le rejet des valeurs de la République, l’hostilité aux chrétiens et aux chiites, et pour faire l’apologie du jihad armé. Cette salle a servi à recruter des combattants volontaires, dont plusieurs ont rejoint les rangs de Daesh », estime le Conseil d’Etat. « Même si en décembre 2014 cette personne a rejoint en Égypte des disciples qu’elle a formés pour le jihad à Lagny-sur-Marne, le juge des référés a constaté que les trois associations qui ont repris la gestion de la salle de prière étaient dirigées par certains de ses proches et prônaient la même idéologie. »

Indiquant que « plusieurs personnes actives dans cette mosquée ou la fréquentant ont fait l’objet d’interdictions de sortie du territoire pour les empêcher de rejoindre Daesh » et que « des fidèles ont été également mis en examen ou incarcérés en raison de leur participation à des filières terroristes », le juge des référés n’a laissé aucun espoir aux fidèles de Lagny de voir la réouverture de la mosquée, même si « les perquisitions administratives menées dans la salle de prière n’avaient pas conduit à découvrir des éléments liés à une activité terroriste et que les prêches des derniers mois ne présentaient plus de caractère radical ».

Les responsables de l'association cultuelle, dissoute en janvier par décret, contestent une décision motivée sur le passé de la mosquée avec lequel les actuels dirigeants disent n'avoir aucun lien.

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