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Monde

Paris-Gaza : les milliers de manifestants exigent des sanctions contre Israël

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Samedi 2 Août 2014



Paris-Gaza : les milliers de manifestants exigent des sanctions contre Israël
Près de 15 000 manifestants (11 500 selon la police, 20 000 selon les organisateurs) ont défilé dans les rues de la capitale, samedi 2 août, en solidarité avec le peuple palestinien. Autorisée par la préfecture de police de Paris, la manifestation unitaire, au départ de Denfert-Rochereau, a été très fortement encadrée par les CRS.

Elle a regroupé des dizaines d’organisations, d’associations et de partis politiques (NPA, PCF, Front de gauche, Lutte ouvrière) qui réclamaient ensemble la fin de l’opération militaire contre Gaza, le levée du blocus, la libération de tous les prisonniers et la fin de l’occupation et de la colonisation israéliennes en Palestine.

Les protestataires ont aussi appelé François Hollande à réviser sa position dans le conflit en vue d’une solution juste au Proche-Orient. Les sanctions politiques et économiques contre Israël sont unanimement approuvées. Comme à toutes les manifestations, les banderoles appelant au boycott d’Israël ont fait légion. Les animateurs de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) n'ont d'ailleurs pas manqué à l'appel pour appuyer le mouvement.

Paris-Gaza : les milliers de manifestants exigent des sanctions contre Israël

Contre Hollande, contre al-Sissi

Les organisations, en tête de cortège telles l'Union générale des étudiants de Palestine (GUPS), le Mouvement des jeunes palestiniens (PYM) Génération Palestine ou encore plus loin le Parti des Indigènes de la République (PIR) et EuroPalestine, ont à nouveau scandé leur soutien à la résistance palestinienne et dit stop à toute collaboration avec Israël.

Outre les slogans contre le gouvernement français, d'autres contre le maréchal Abdelfattah al-Sissi, devenu président en mai dernier, ont également été lancés autour du petit cortège formée par l'association Code Egypte qui milite, depuis la destitution de Mohamed Morsi en juillet 2013, contre le régime en place. Le nouvel homme fort de l'Egypte est largement conspué pour sa collaboration avec Israël, manifestée notamment par son refus d'ouvrir ses frontières avec Gaza par le passage de Rafah.

Aucun incident n’a été constaté, tel que l'avait prédit les organisateurs qui avaient mis les précédents débordements du 19 juillet à Barbès et du 26 juillet à Place de la République sur le compte des interdictions. De même, rien qui pouvait être assimilé de près ou loin à de l'antisémitisme - une crainte faussement nourrie par le CRIF et ses alliés - n'a été vu et entendu. Une pluie forte et soudaine à l’arrivée des Invalides a rapidement fait disperser les milliers de personnes vers les métros.

Des mobilisations réunissant quelques centaines de militants et sympathisants de la cause palestinienne en région parisienne ont été recensés. Marseille, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Mulhouse, Avignon... En province, entre des centaines et des milliers selon les villes ont manifesté pour Gaza. L'enclave palestinienne vit des heures particulièrement difficiles avec l'intensification de l'intervention israélienne. Près de 1 700 de ses habitants, très largement des civils, ont péri sous les bombes, dépassant le bilan humain des précédentes opérations militaires en 2008-2009 et en 2012.





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