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Algérie, les écrivains dans la décennie noire, par Tristan Leperlier
Infos pratiques
le Vendredi 9 Novembre 2018, 16:00 - 18:00
96, boulevard Raspail
75006 Paris
Description
Dans le cadre du séminaire « Actualité de la recherche sur les mondes musulmans » coordonné par Mariem Guellouz et Houda Ben Hamouda,

Tristan LEPERLIER (CESSP-EHESS) présentera son livre Algérie, les écrivains dans la décennie noire (CNRS Editions, 2018)

Il y a trente ans, en octobre 1988, le monde arabe connaissait son premier « Printemps » en Algérie, suivi d’une guerre civile d’une rare violence qui saigna le pays, par l’assassinat ou par l’exil, d’une grande partie de son intelligentsia. L’une des premières victimes, le poète et journaliste de langue française Tahar Djaout tomba, en 1993, sous les balles de djihadistes islamistes.
Entre études littéraires et sociologie des intellectuels, ce livre montre les conséquences de cette crise politique sur les écrivains algériens. Cette guerre civile a-t-elle été une guerre des langues, opposant anti-islamistes francophones soutenus par la France, et pro-islamistes arabophones, choc de civilisations qu’un certain discours de l’époque s’est plu à diffuser ? Il est vrai que l’ancienne puissance coloniale est redevenue à l’occasion de cette « décennie noire » un espace central pour l’exil, le débat politique, et la reconnaissance littéraire des Algériens. C’est plus largement la place de ces écrivains dans les sociétés algérienne et française qui est interrogée.
Exceptionnelle par l’ampleur et la diversité de ses sources, cette étude s’adresse aux lecteurs curieux de découvrir une littérature à la fois si proche et lointaine (de langue française ou arabe : Rachid Boudjedra, Mohammed Dib, Assia Djebar, Tahar Ouettar…) ; et qu’intéressent les enjeux particulièrement actuels de l’engagement politique en période de censure religieuse, de migrations intellectuelles, et d’identités postcoloniales à l’heure de la mondialisation.

Mot d’ouverture :
• Elise Voguet (IRHT-CNRS)

Discutants :
• Aïssa Kadri (Pr. émérite, Paris 8)
• Sadia Agsous (CESSP-EHESS)

Salle de réunion de l’IISMM, 1er étage