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Sur le vif

Mosquée d’Arras : le meurtrier présumé interné, le CFCM réagit

Rédigé par La Rédaction | Samedi 17 Mars 2012



L'auteur présumé de l’agression mortelle à la mosquée Annour d’Arras a été placé d'office en hôpital psychiatrique dans la nuit de vendredi à samedi après avoir été entendu par la police. L’homme, qui fréquentait la mosquée, avait été à de nombreuses reprises prié de ne plus revenir dans le lieu de culte. Il est reconnu comme un déséquilibré ayant des « antécédents psychiatriques ».

« Il a quitté l'hôpital il y a deux ou trois semaines et sa mère avait demandé son internement. Il vivait seul, ne travaillait pas, on ne pouvait pas savoir s'il prenait ses médicaments. C'est une personne qui est malade, qui a déjà agressé l'église, deux autres mosquées », a déclaré Mohammed Messaoudi, président de l'association qui gère la mosquée Annour d'Arras, qui ne présageait rien de ce drame.

Peu avant cette tragédie qui a provoqué la mort d’un fidèle, le suspect s'en est pris à une femme et deux adolescentes à Arras alors qu'il était en chemin pour la mosquée. Un autre fidèle, grièvement blessé à coup de gourdin, se trouve toujours dans un état critique.

Le président du Conseil français du Culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, attendu à Arras samedi 17 mars, a jugé que l'agression mortelle de la mosquée d'Arras par un déséquilibré « attirait l'attention » sur la question du suivi psychiatrique, parfois « insuffisant pour prévenir ce genre de drames ». « Nos pensées vont vers les victimes et leurs familles, mais aussi vers l'auteur et sa famille. Ce drame va aussi avoir un impact sur sa vie et celle de sa famille », a poursuivi M. Mouussaoui, qui déplore « ce drame qui a choqué les fidèles de la mosquée d'Arras et au-delà tous les musulmans de France ».

« Une cellule d'aide psychologique a été activée dès (vendredi) soir afin d'accompagner au mieux les familles dans ces instants tragiques », a indiqué le maire d'Arras Frédéric Leturque. Une prière pour le fidèle tué, âgé de 73 ans, se tient samedi à la mosquée, dont une partie est encore fermée pour les besoins de l'enquête.

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