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Société

L'union sacrée des fédérations musulmanes de France contre Eric Zemmour

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Jeudi 18 Décembre 2014



Le concert médiatique autour des propos d’Eric Zemmour sur la déportation des musulmans de France bat son plein. Cette fois, ce sont les fédérations musulmanes qui donnent de la voix dans cette affaire.

Ensemble, dans un communiqué commun daté du jeudi 18 décembre, la Grande Mosquée de Paris, le Rassemblement des Musulmans de France (RMF) et l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), « profondément choqués », ont signifié leur indignation face à des propos injurieux qui « doivent être dénoncés avec la plus grande énergie » et ont « demandé à leurs avocats de se pencher sur l’opportunité d’assigner Monsieur Eric Zemmour devant les tribunaux compétents et de prendre toutes les mesures nécessaires dans ce sens ». Si une plainte collective est effectivement déposée, l’initiative serait alors inédite.

Eric Zemmour, « qui semble oublier les malheurs et la terrible souffrance de tous les peuples et groupes qui ont subi la déportation », « a déjà montré à maintes reprises ses exagérations malsaines », indiquent-elles, en rappelant sa condamnation en 2011 pour provocation à la haine raciale « après avoir justifié - avec des arguments des plus xénophobes et racistes - le contrôle au faciès et la discrimination à l’embauche ».

Les médias appelés à ne plus l'abriter

Son interview au Corriere della Serra, qui remonte à octobre dernier, a soulevé une vague d'indignation sitôt révélée par Jean-Luc Mélenchon cette semaine. L’Union des mosquées de France (UMF) a appelé, mercredi 17 décembre, « les forces vives de la nation à afficher, aujourd’hui plus que jamais, un front uni et solidaire pour faire barrage à toute alliance entre les extrémistes qui se nourrissent et se renforcent mutuellement par leurs comportements excessifs ».

Avant l’UMF, le Comité 15 mars et Libertés et SOS Racisme ont annoncé une plainte contre le chroniqueur de RTL et i>télé, dont les propos ont aussi été condamnés par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Eric Zemmour s'est défendu, jeudi, sur les ondes de RTL, en parlant d'une « manipulation fantastique » autour de l'interview parce que le mot « déportation » n'a été prononcé ni par lui, ni le journaliste au moment de l'entrevue. Une défense lacunaire au regard des graves propos qu'il a tenus sur les musulmans, décrits comme « un peuple dans le peuple » par qui le « chaos » viendrait... Les voix se font nombreuses et toujours plus fortes pour réclamer l'interdiction d'antenne d'un réactionnaire xénophobe bien trop exposé à la lumière médiatique.






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