Le ministère de l’intérieur a rendu public, jeudi 12 février, le bilan des actes antireligieux en France pour l’année 2025. Le nombre d’actes antireligieux s’est maintenu « à un niveau similaire » en France par rapport à 2024, avec près de 2 489 faits recensés en 2025. Les actes antisémites concentrent plus de la moitié des faits, avec 1 320 actes enregistrés (53 %) bien qu’ils aient diminué de 16 % d’une année sur l’autre. Leur niveau demeure « historiquement élevé » selon les autorités. Les actes antichrétiens sont en hausse de 9 % avec 843 faits, dont 87 % sont des atteintes aux biens. Les actes antimusulmans bondissent, quant à eux, de 88 % en 2025. Le ministère de l’Intérieur a recensé 326 actes visant les communautés musulmanes en France, comprenant 208 atteintes aux personnes et 118 atteintes aux biens.
« Cette progression brutale ne peut être interprétée comme une simple fluctuation conjoncturelle. Elle traduit plutôt une libération accrue de la parole de haine », réagit Bassirou Camara auprès de Saphirnews.
« La hausse concerne à la fois des atteintes aux personnes qu’aux biens, ce qui démontre une dynamique globale », souligne le président de l’Association de défense contre les discriminations et les actes antimusulmans (ADDAM), qui travaille à sensibiliser les musulmans à porter plainte lorsqu'ils sont victimes d'un acte antireligieux.
« Cette progression brutale ne peut être interprétée comme une simple fluctuation conjoncturelle. Elle traduit plutôt une libération accrue de la parole de haine », réagit Bassirou Camara auprès de Saphirnews.
« La hausse concerne à la fois des atteintes aux personnes qu’aux biens, ce qui démontre une dynamique globale », souligne le président de l’Association de défense contre les discriminations et les actes antimusulmans (ADDAM), qui travaille à sensibiliser les musulmans à porter plainte lorsqu'ils sont victimes d'un acte antireligieux.
Une « radicalisation violente » contre les musulmans qui inquiète
Sur les 326 faits recensés, 159 relèvent de propos ou de gestes menaçants. « Ce phénomène d’intimidation constitue la forme la plus visible et la plus fréquente de la haine antimusulmane. Mais réduire la situation à de simples violences verbales serait une erreur d’analyse », signifie Bassirou Camara, qui indique que 10 % des actes recensés en 2025 sont très graves, ce qui « témoigne d’un niveau de radicalisation violente de certains individus » contre les musulmans.
L’année 2025 a notamment été endeuillée par les disparitions tragiques d’Aboubakar Cissé, tué dans une mosquée du Gard, et de Hichem Miraoui, dans le Var. A cela, 12 incendies ont été répertoriés comme à Jargeau, dans le Loiret, et à Uzès, dans le Gard.
En parallèle, l’ADDAM s’inquiète d’« une banalisation inquiétante des inscriptions haineuses », avec 73 faits signalés en 2025 (22 %). Ces actes, qui ont « un impact psychologique fort » sur les fidèles, visent à « marquer l’espace et à installer un climat d’intimidation prégnant et durable ».
L’année 2025 a notamment été endeuillée par les disparitions tragiques d’Aboubakar Cissé, tué dans une mosquée du Gard, et de Hichem Miraoui, dans le Var. A cela, 12 incendies ont été répertoriés comme à Jargeau, dans le Loiret, et à Uzès, dans le Gard.
En parallèle, l’ADDAM s’inquiète d’« une banalisation inquiétante des inscriptions haineuses », avec 73 faits signalés en 2025 (22 %). Ces actes, qui ont « un impact psychologique fort » sur les fidèles, visent à « marquer l’espace et à installer un climat d’intimidation prégnant et durable ».
Des assises dédiées à la haine antireligieuse en vue
« Le racisme antimusulman ne s’isole pas des autres formes de racisme, elle s’inscrit dans une logique identitaire plus large », selon le président de l’ADDAM, qui souligne la contribution significative de son association dans une meilleure prise en compte des actes antimusulmans par les autorités, quelques mois après le lancement de sa plateforme de signalement.
L’imbrication de l’islamophobie avec les autres formes de racisme « impose vraiment une réponse coordonnée de l’ensemble des politiques publiques de lutte contre les discriminations, raison pour laquelle nous appelons de nos vœux depuis des années des assises de la haine antireligieuse car celle-ci atteint des proportions importantes ».
L’année 2026 doit justement voir l’organisation des Assises nationales et territoriales de lutte contre les actes antireligieux. Celles-ci ont été annoncées en janvier par le président de la République à l’occasion des vœux aux responsables religieux.
Lire aussi :
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L'Etat français appelé à reconnaître l'islamophobie comme « une menace majeure pour notre République »
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