Une diatribe qui ne sera pas du goût de la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie :
« Réaffirmer nos valeurs, c'est également essentiel », réplique-t-elle.
Balayant rapidement les soupçons d'un rejet par la Cour constitutionnelle, l'opposition s'est évertuée sur le terrain philosophique.
Le voile intégral est donc, selon Jean-Paul Garraud, le symbole du
« refus de toute forme de civilité et a fortiori de fraternité », avance le député UMP, tout en précisant qu'
« aucune religion n'est mentionnée dans le projet de loi », et, évoquant la possibilité juridique d'une telle loi, J.-P. Garraud assure par ses bons sentiments que
« c'est en pensant à elles (les femmes qui portent le voile intégral, ndlr) que je suis prêt à prendre tous les risques ».
Il faut les
« libérer malgré elles », soutient sans ambages Bérangère Poletti, vice-présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, pour qui le voile intégral n'est que le
« fruit pervers d'un lavage de cerveau ».
« Les islamistes testent la République », assure, quant à lui, le chef de file UMP
Jean-François Copé, et
« c'est dans cet esprit que nous voterons la loi ». Mais alors, s'agit-il, ou non, d'une religion dans cette histoire (sic !) ?
Pour Noël Mamère, sans aucun doute, oui.
« L'islamophobie est devenue le thème porteur d'une droite qui va mal », analyse le député Verts, qui participera avec son groupe à la votation, en s'exprimant contre le projet de loi.