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Monde

Gaza : le monde en marche pour sa liberté

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Samedi 26 Décembre 2009

Un an, jour pour jour, après les attaques israéliennes contre la bande de Gaza, qui ont fait plus de 1 400 morts et 5 000 blessés, le monde entier se donne rendez-vous en Égypte pour une grande « Marche pour la liberté » du dimanche 27 décembre au samedi 2 janvier. Quelque 1 360 délégués internationaux convergeront vers le territoire palestinien pour réclamer la levée du blocus, apporter leur soutien aux habitants et exiger des sanctions contre Israël. En parallèle, de nombreuses manifestations sont prévues en France et dans le monde pour marquer le triste anniversaire.



Photo de Shareefsa, photographe palestinien (voir son reportage photo sur la guerre à Gaza : http://www.flickr.com/photos/30837739@N04/show/ )
Photo de Shareefsa, photographe palestinien (voir son reportage photo sur la guerre à Gaza : http://www.flickr.com/photos/30837739@N04/show/ )

Un an après les massacres de Gaza, la solidarité internationale s’organise en cette fin d’année 2009. Plus de 1 360 militants pour la paix, venus des quatre coins de la planète, sont actuellement présents en Égypte. Objectif : entrer à Gaza afin de montrer au peuple palestinien qu'ils ne sont pas seuls dans leur combat pour la justice. Ils souhaitent ainsi contrecarrer le silence assourdissant de la communauté internationale, qui légitime cruellement la punition collective entrepris par Israël, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité lors de l’opération « Plomb durci ».

Cette démarche non violente et pacifique est soutenue par plus de 200 organisations à travers le monde, dont le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, réunissant des dizaines d’associations, de syndicats et de partis politiques de gauche, qui a envoyé sa mission de France.

Par leur présence, les participants à cette marche souhaitent briser – symboliquement du moins – le blocus qui s’est abattu sur Gaza depuis juin 2007, date à laquelle le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza. Un geste politique fort à l’heure où le siège, maintenu par Israël, rend la situation humanitaire déplorable pour les 1,5 million de Palestiniens, dont 80 % dépendent entièrement de l’aide extérieure.

Un an est passé mais Gaza est toujours en ruines

Un rapport, publié mardi 22 décembre par 16 ONG internationales, dénonce la politique répressive de l’État hébreu qui empêche la reconstruction de Gaza et qui conduit à de fréquentes coupures d’eau, de gaz et d’électricité. Seuls 41 camions de matériaux de construction ont été autorisés à entrer depuis janvier 2009, alors que des milliers de convois sont nécessaires rien que pour la reconstruction et la réparation des maisons.

Pire : sa situation pourrait se dégrader dans les semaines à venir lorsque les autorités égyptiennes termineront la construction du mur les séparant des Gazaouis.

« Israël n’a pas été seul à abandonner les gens de Gaza en mettant en œuvre un blocus qui punit tous les habitants de Gaza pour les agissements de seulement quelques-uns. Les grandes puissances ont également abandonné, et même trahi, les Gazaouis », a déclaré à cet effet l’ONG Oxfam.

Le destin des marcheurs aux mains de l’Égypte

Les participants pourront-ils accéder au territoire palestinien ? Rien ne leur est garanti. Après un premier refus, la semaine passée, du ministère égyptien des Affaires étrangères en raison de « tensions grandissantes » à la frontière, il semblerait que les autorités reconsidèrent actuellement la demande des organisateurs en raison du caractère humanitaire que revêt la démarche.

Pour le moment, seul le convoi humanitaire Viva Palestina est autorisé à entrer. Mais la détermination des participants, qui ont financé par leurs propres moyens leur voyage vers Le Caire et l'hébergement, pourrait finir par payer.

En parallèle de cette action internationale, de multiples manifestations sont prévues dans le monde dimanche 27 décembre. À Paris, le départ est donné à Denfert-Rochereau à 15 heures, avant un grand rassemblement attendu sur le parvis de Notre-Dame de Paris à 17 h 30. Une occasion pour ceux qui n’ont pas pu faire partie des missions de manifester leur solidarité avec les Palestiniens et d’interpeller les pouvoirs publics face à leur immobilisme.

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