« Dans la bande de Gaza, le blocus israélien n’a fait qu’aggraver une situation déjà catastrophique », ajoute Mme Rovera. À cette situation extrêmement précaire se sont ajoutées les attaques israéliennes de janvier dernier qui ont endommagé les puits, les réservoirs d’eau et les stations de pompage, dont certaines ont été directement financées par l’Union européenne (UE), le principal pourvoyeur de fonds aux Palestiniens.
Polluée par l’infiltration des égouts et la dégradation des réseaux d’assainissement, 90 à 95 % de l’eau issue de l’aquifère côtier, la seule source d’eau des Gazaouis, est par ailleurs contaminée et donc impropre à la consommation.
Ce nouveau rapport vient renforcer les positions, de très longue date, de multiples organisations internationales et associations de défense des droits des Palestiniens, au grand dam des Israéliens qui assurent, par le biais du ministère des Affaires étrangères, que le partage de l’eau se fait de manière tout à fait
« équitable ». Le rapport a aussi été qualifié d’
« absurde » par le porte-parole du Premier ministre israélien.
Amnesty International appelle l’UE, le principal partenaire économique d’Israël, Ã
« user de toutes ses relations bilatérales afin d’exhorter les autorités israéliennes à lever les restrictions qui empêchent les Palestiniens de jouir de leurs droits d’accès à l’eau et à lever le blocus à Gaza ».
De nombreuses organisations vont plus loin et appellent au boycott économique par la rupture des accords entre l’UE et Israël. Un moyen efficace de pression qui devrait être sérieusement étudié par les chefs d’États européens sans quoi les Israéliens ne reverront pas leur politique.
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