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Politique

Fondation de l’islam de France : qui pour la diriger ?

Rédigé par | Samedi 10 Décembre 2016

Alors que les projecteurs se braquent sur l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, focus sur Bachir Bakhti, désigné à la direction générale de la Fondation de l’islam de France.



Fondation de l’islam de France : qui pour la diriger ?
La troisième réunion de l’instance de dialogue avec l’islam, organisée lundi 12 décembre, donnera la part belle à la Fondation pour l’islam de France dont le tout premier conseil d’administration s’est tenu jeudi 8 décembre.

A cette occasion, Jean-Pierre Chevènement a été élu à la tête de la présidence de cette structure, par laquelle trois grandes missions lui ont été attribuées : la promotion de la formation profane des imams et des aumôniers, le soutien à des projets facilitant la connaissance par le grand public de la religion et de la culture musulmanes et le soutien de la recherche en islamologie.

Plusieurs acteurs économiques majeurs ont accepté de faire partie des membres fondateurs, à savoir la SNCF, le groupe Aéroports de Paris et le bailleur social SNI, filiale immobilière d'intérêt général de la Caisse des dépôts, qui font ainsi « la preuve de leur engagement en faveur du dialogue des cultures et de l’affirmation du pacte républicain » selon le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux.

Bachir Bakhti, directeur général de la Fondation pour l'islam de France.
Bachir Bakhti, directeur général de la Fondation pour l'islam de France.

Un haut fonctionnaire inconnu du grand public à la direction

Aux côtés de Jean-Pierre Chevènement, dont le poste de président est occupé à titre bénévole, un directeur général – de confession musulmane, avait-on annoncé depuis des mois pour parer aux critiques – a été désigné à la tête de la fondation. Il s’agit de Bachir Bakhti, un haut fonctionnaire du corps préfectoral qui occupait jusqu’en octobre le poste de secrétaire général de la préfecture de Saône-et-Loire. Il occupait les mêmes fonctions entre avril 2014 et mars 2016 à la préfecture de l'Aisne.

Diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA), ce haut fonctionnaire a occupé successivement, selon nos informations, le poste de chef de cabinet du préfet de régions, de Bourgogne d’abord de 2003 à 2004 puis de la Martinique entre 2004 et 2006 avant d’être nommé secrétaire général de la préfecture de l’Ardèche jusqu’en juillet 2007. Il devient alors chef de cabinet de Bernard Kouchner lorsque ce dernier fut ministre des Affaires étrangères entre mai 2007 et novembre 2010. Au départ de ce dernier, Bachir Bakhti fut nommé consul général de France à Sydney, en Australie.

A 48 ans, cet énarque parfaitement inconnu du grand public est appelé à relever un grand défi en prenant la direction générale d'une fondation lancée sous les feux des projecteurs. Selon nos informations, au moins deux décisions sont venues compléter, jeudi 8 décembre, l’organigramme de la fondation. Des cinq personnalités qualifiées membres du conseil d’administration, l’écrivain Tahar Ben Jelloun occupe la fonction de secrétaire général tandis que l’islamologue Ghaleb Bencheikh en est le trésorier.






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