Sur le vif

Les chefs d'Etats musulmans appelés à rencontrer Trump en Arabie Saoudite

Rédigé par | Jeudi 11 Mai 2017 à 13:41



Le roi Salmane d’Arabie Saoudite a invité plusieurs chefs d’Etats musulmans à participer à un sommet arabo-islamo-américain, apprend-on cette semaine. La rencontre, en présence de Donald Trump, doit se tenir le 20 mai. Parmi les personnalités invitées, on trouve les rois Abdallah de Jordanie et Mohammed VI du Maroc, le président d'Algérie Abdelaziz Bouteflika, du Niger Mahamadou Issoufou, du Yémen Abed Rabbo Mansour Hadi et de Turquie Recep Tayyip Erdogan. Ceux du Pakistan, d’Irak et de Tunisie ont également reçu des invitations.

Donald Trump s’apprête à réaliser ses premiers déplacements à l’étranger. Il a annoncé, jeudi 4 mai, qu’il se rendra à Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite, afin de faire avancer la coopération antiterroriste. Cette visite vise aussi à renforcer les relations américano-saoudiennes pour contrer l'Iran.

Le président américain se rendra également en Israël. « Ces visites auront lieu avant les réunions du G7 et de l’OTAN et commenceront par un rassemblement historique de dirigeants de tout le monde musulman en Arabie Saoudite. C’est là-bas que nous commencerons à bâtir une nouvelle fondation de coopération et de soutien à nos alliés musulmans pour combattre le terrorisme, l’extrémisme et la violence », a déclaré Donald Trump depuis le parvis de la Maison Blanche. Il promet d’évoquer notamment les « menaces de l’Iran et de l’Etat islamique ».

La tournée des centres des trois grandes religions abrahamiques s’achèvera au Vatican, où le président américain sera reçu par le pape François.

Un décret signé sur la participation politique des eglises

Donald Trump a signé, jeudi 4 mai, un décret qui permet désormais aux églises de faire ouvertement de la politique, touchant ainsi au principe de séparation de l’Église et de l’État. Il accomplit là une promesse faite aux lobbies évangélistes qui l’ont soutenu durant sa campagne présidentielle. Il s’agit d’un assouplissement de la loi Johnson, qui interdit aux établissements religieux et œuvres caritatives ne payant pas d’impôts de participer à des campagnes politiques.

De fait, de nombreuses églises, mosquées et synagogues contrevenaient déjà à la loi, mais rares sont les pasteurs, imams ou rabbins qui ont dû répondre de leurs actes devant un tribunal. « Avec mon gouvernement, la liberté d’expression ne s’arrête pas aux marches des cathédrales, des synagogues ou de tout autre lieu de prière. Nous rendons ainsi leur voix à nos églises », a expliqué le milliardaire excentrique.

Le décret, signé à l’occasion de la Journée nationale de la prière, va permettre aux employeurs religieux de se soustraire aux obligations de rembourser la contraception de leurs salariés. Ils ne pourront pas cependant refuser de servir les personnes homosexuelles au nom de la liberté de culte.