Le Forum de l'islam de France (Forif) franchit une nouvelle étape. Reçus mardi 30 juin à l'Élysée par Emmanuel Macron, les membres du groupe de travail chargé de la structuration du culte musulman avaient présenté leurs travaux et annoncé le lancement, cet été, d'une « grande consultation nationale » à destination des responsables de mosquées partout en France. L'objectif : les « questionner de façon inédite sur leurs attentes, leurs besoins et leurs projections » dans la future instance, indiquait alors auprès de Saphirnews Najat Benali, présidente de la Coordination des associations musulmanes de Paris (CAP 75) et l'une des chevilles ouvrières du projet.
« La construction d'une instance nationale représentative du culte musulman commence par l'écoute du terrain », fait aujourd'hui valoir le GT Structuration et Ressources, qui lance officiellement, mercredi 22 juillet, la fameuse consultation.
L'enjeu est de taille. Depuis 30 ans, toutes les tentatives de doter l'islam de France d'un interlocuteur représentatif et stable ont achoppé sur la même pierre : la légitimité. C'est pourquoi il est question, pour des acteurs du Forif, d'inverser la logique : consulter d'abord, construire ensuite. « Nous ne demandons pas aux acteurs du culte d'adhérer à une structure déjà décidée. Nous leur proposons de participer à sa construction », nous résumait déjà Karim Benaïssa, recteur de la mosquée de Créteil. De ce point de vue, « cette consultation est essentielle : elle permettra d'enrichir le projet et de lui conférer toute sa légitimité », appuie le groupe de travail. Et d’ajouter : « Une consultation la plus large possible fera entendre la voix du culte musulman dans toute sa diversité pour construire une nouvelle instance au service du culte musulman. »
« La construction d'une instance nationale représentative du culte musulman commence par l'écoute du terrain », fait aujourd'hui valoir le GT Structuration et Ressources, qui lance officiellement, mercredi 22 juillet, la fameuse consultation.
L'enjeu est de taille. Depuis 30 ans, toutes les tentatives de doter l'islam de France d'un interlocuteur représentatif et stable ont achoppé sur la même pierre : la légitimité. C'est pourquoi il est question, pour des acteurs du Forif, d'inverser la logique : consulter d'abord, construire ensuite. « Nous ne demandons pas aux acteurs du culte d'adhérer à une structure déjà décidée. Nous leur proposons de participer à sa construction », nous résumait déjà Karim Benaïssa, recteur de la mosquée de Créteil. De ce point de vue, « cette consultation est essentielle : elle permettra d'enrichir le projet et de lui conférer toute sa légitimité », appuie le groupe de travail. Et d’ajouter : « Une consultation la plus large possible fera entendre la voix du culte musulman dans toute sa diversité pour construire une nouvelle instance au service du culte musulman. »
« Une rupture de méthode » revendiquée
Près de cinq ans sont passés depuis que les pouvoirs ont enterré le Conseil français du culte musulman (CFCM). Mais la future instance, « loin de se limiter à une fonction de représentation », est avant tout pensée comme un organisme orienté vers des services concrets aux mosquées et aux associations musulmanes, en capitalisant au passage « sur les expériences des ARL (Autorités représentatives locales, ndlr) et les réalisations déjà issues du Forif, parmi lesquelles le Conseil national des aumôneries musulmanes (CNAM), l'ADDAM dédiée à la lutte contre les actes antimusulmans, et le Centre 157 pour un accompagnement juridique et administratif des associations ».
« Cette consultation marque une rupture de méthode. Là où les tentatives passées ont procédé par le haut, la démarche engagée par le Forif part des territoires : ce sont les acteurs du culte eux-mêmes qui participent à définir les missions, les services et la gouvernance de la nouvelle instance appelée à les servir », insiste-t-on.
« Les enseignements de la consultation seront rendus publics à l'automne 2026 et nourriront directement la préfiguration de l'instance », faot part le GT. A ce stade, aucun calendrier de lancement de l'instance n'ait été arrêté. « L'objectif, ce n'est pas d'aller vite, mais de répondre de façon pragmatique, factuelle aux attentes et aux besoins du terrain », insistait Najat Benali après la réunion à l'Elysée.
Emmanuel Macron, décrit comme « extrêmement attentif » lors de la réunion privée, avait alors encouragé les participants à poursuivre leurs travaux. Ce soutien présidentiel ne lève cependant pas tous les obstacles : dans un contexte qui se tendra presque inévitablement sur les questions d'islam à l'approche de l'élection présidentielle, la sérénité nécessaire à ce patient travail de fond n'est pas garantie, les principales fédérations musulmanes n'ayant pas non plus dit leur dernier mot sur cette nouvelle structuration qui leur fera de l'ombre.
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« Les enseignements de la consultation seront rendus publics à l'automne 2026 et nourriront directement la préfiguration de l'instance », faot part le GT. A ce stade, aucun calendrier de lancement de l'instance n'ait été arrêté. « L'objectif, ce n'est pas d'aller vite, mais de répondre de façon pragmatique, factuelle aux attentes et aux besoins du terrain », insistait Najat Benali après la réunion à l'Elysée.
Emmanuel Macron, décrit comme « extrêmement attentif » lors de la réunion privée, avait alors encouragé les participants à poursuivre leurs travaux. Ce soutien présidentiel ne lève cependant pas tous les obstacles : dans un contexte qui se tendra presque inévitablement sur les questions d'islam à l'approche de l'élection présidentielle, la sérénité nécessaire à ce patient travail de fond n'est pas garantie, les principales fédérations musulmanes n'ayant pas non plus dit leur dernier mot sur cette nouvelle structuration qui leur fera de l'ombre.
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