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Culture & Médias

« Viva l’Algérie en France ! » célèbre le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie

Rédigé par Maria Magassa-Konaté | Mardi 28 Août 2012

           

L’Algérie fête, cette année 2012, le cinquantenaire de son indépendance. L’occasion pour l’Institut des cultures d’islam (ICI) de mettre à l’honneur le pays. Un festival tout entier lui sera consacré du 12 au 22 septembre. Loin des commémorations officielles, il met surtout en avant un patchwork artistique, qui témoigne du dynamisme culturel algérien.



Photo de l'exposition Mémoire dans l'oubli d’Halida Boughriet.
Photo de l'exposition Mémoire dans l'oubli d’Halida Boughriet.
Au cœur de la Goutte-d'Or, dans le 18e arrondissement de Paris, l’ICI accueille à la rentrée une programmation consacrée à l’art algérien avec le festival ICI.dz : Viva l’Algérie en France ! en référence au pont qu’il effectue entre l’Institut des cultures d’islam (ICI), institut culturel français, et l’Algérie, représenté par l’abréviation dz, acronyme d’Al Djazaïr (Algérie en arabe).

Le festival fait écho à une grande page historique de l’Algérie qui fête cette année ses 50 ans d’indépendance. A l’ICI, ce demi-siècle sera célébré du 12 au 22 septembre par des manifestations culturelles en plein cœur d’un quartier cosmopolite, haut lieu de l'immigration algérienne.

Portraits de résistantes

Le festival ICI.dz ouvrira ses portes avec le vernissage d’une exposition d’art contemporain. Toute la durée de l’événement, les photographies de Halida Boughriet seront exposées. Elles plongeront le public au cœur de la vie d’Alger d’aujourd’hui avec deux séries photographiques. La première Halls d’entrée Alger – DZ proposera des images de halls d’entrée symboliques de l’architecture tantôt coloniale, tantôt exotique des habitations de la capitale. La seconde série de photos, Mémoire dans l'oubli, invitera le public à aller à la rencontre d’héroïnes : des anciennes combattantes du FLN (Front de libération nationale) qui se sont battues pour l’indépendance de l’Algérie posent dans la lumière.

Exposition d’un autre genre, celle de planches de dessinateurs algériens. Les sélectionnés pour le Festival international de la BD d’Alger au mois d’octobre seront exposés en avant-première à l’ICI. Ce rendez-vous sera ensuite prolongé par un concert-performance et un brunch littéraire avec des auteurs et dessinateurs algériens comme français.

Le public pourra également découvrir les créations des diplômés de l’Ecole des Beaux-Arts d’Alger, dont les œuvres vidéo trouveront place dans la vidéo-box.
D’autres jeunes artistes seront mis à l’honneur, jeudi 20 septembre, lors d’une soirée dédiée aux courts et moyens métrages. Demain Alger, d’Amine Sidi-Boumédiène (2nd prix du Festival international du film oriental de Genève 2012) ou encore Mollement, un samedi matin, de Sofia Djama (Prix de la meilleure œuvre de fiction - Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand 2012), seront projetés.
Une autre soirée cinéma, vendredi 14 septembre, proposera au public l’avant-première de Rengaine de Rachid Djaïdani, le réalisateur du projet Une heure avant la datte. Remarqué au Festival de Cannes dans la Quinzaine des Réalisateurs, Rengaine, qui raconte l’histoire d’amour impossible entre un jeune noir chrétien et une jeune maghrébine, aborde la question du racisme entre noirs et arabes.


Rires et chansons

Côté musique, l’ICI indique recevoir comme invité spécial Mehdi Haddab. Avec son oud électrique, il est réputé pour moderniser les musiques arabo-andalouse du XIVe siècle et orientaliser The Cure ou The Chemical Brothers à la tête de son groupe Speed Caravan.
Pour ce festival, qui se veut être un trait d’union entre la France et l’Algérie, le musicien se produira dans un deuxième spectacle en duo avec Rodolphe Burger, un musicien, compositeur et arrangeur, auteur de nombreuses créations musicales, avec Jacques Higelin ou encore Alain Baschung. Rendez-vous jeudi 13 septembre.

Autre duo : celui proposé par la chorégraphe algérienne Nacera Belaza. Avec sa sœur, elle présentera une version réadaptée de son spectacle phare, Le Cri, mercredi 19 septembre. Emotions garanties.
Mohammed Nouar et Amine Boumediene, eux, auront pour but de faire rire. Ces nouvelles coqueluches de la scène comique algérienne se produiront sur scène, dimanche 16 septembre.

Comme à son habitude, l’ICI accueillera également intellectuels et écrivains dans ses brunchs littéraires. Kaoutar Harchi, romancière marocaine, et Fethi Benslama, psychanalyste d’origine tunisienne, parleront ainsi des relations hommes-femmes en Algérie.

La Goutte-d’Or : un quartier marqué par la guerre d’Algérie

Lors de ce festival, les discussions pourraient également tourner autour du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, notamment dans le Salon de Thé de l’ICI décoré pour l’occasion en café algérois, où le public s’y verra proposer des spécialités algériennes chaque jour, de 11 h à 22 h.
En effet, « cette expression est empreinte aussi de "l'Histoire" algérienne... », indique Samia Messaoudi, la chargée de communication de l’ICI. Elle prend une dimension encore plus particulière car elle se déroule dans le quartier de la Goutte-d’Or, qui rassemble une forte communauté algérienne. Celle-ci y est implantée depuis bien longtemps.

« Lors du recensement de 1954, juste avant le début de la guerre, ils sont plus de 2 000 à la Goutte-d’Or, sur une population totale d’environ 30 000 personnes », indiquent l’ICI et les trois autres centres de ressources du quartier (Salle Saint-Bruno, Bibliothèque Goutte-d’Or et Centre musical Fleury Goutte-d’Or Barbara) lors des « Rencontres de la Goutte-d’Or » en avril dernier.

Les nombreux immigrés algériens de ce quartier du 18e arrondissement ont donc subi de plein fouet les événements relatifs à la guerre d’Algérie et notamment les plus tragiques. La répression sanglante des manifestants sortis dans les rues de Paris, le 17 octobre 1961 pour protester contre le couvre-feu dont ils faisaient l’objet en est un. Il y eut des centaines de blessés et une centaine de personnes, voire plus, ont été tuées par la police selon les sources. Des hommes ont été jetés à l’eau, passés au-dessus du pont de Neuilly et du pont de Suresnes.

L’événement tragique mais aussi d’autres faits historiques sur l’histoire des migrations seront retracés lors du festival avec les visites guidées « Gouttes d’Algérie à Paris », inscrites au programme des Journées européennes du patrimoine, les samedi 15 et 22 et le dimanche 16 septembre.
Plus festive, des Iddabalen (troupes traditionnelles) arpenteront différents coins de la capitale, à Barbès, à Belleville ou encore sur la Place de Clichy pour y diffuser leur musique entraînante.

Et toute la saison, l’ICI s’attachera à accompagner le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, déclarée le 5 juillet 1962. Ainsi, jusqu’au 26 janvier 2013, l’établissement culturel parisien prévoit-il d'autres événements. À suivre !

Voir le programme complet de l'ICI ici





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