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Sur le vif

Peine de mort en Egypte : l’UOIF dénonce le « totalitarisme »

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 30 Avril 2014



Deux jours après les condamnations à mort de 683 partisans des Frères musulmans pour avoir participé à des manifestations, l’Union des organisations islamiques de France a dénoncé les procès arbitraires intentés par le régime militaire pour faire taire l’opposition en Egypte.

La fédération musulmane, « outrée par cette nouvelle décision qui en dit long sur l’indépendance du système judiciaire et de la situation des libertés en Egypte », a souligné « l’extrême gravité de ces prétendus procès qui visent à éliminer délibérément des hommes et des femmes en raison de leurs opinions politiques et à faire de la peine de mort l’outil d’un totalitarisme qui ne cesse de prendre forme ».

« Ces condamnations en groupe sont le témoignage le plus criant du bafouement répété des droits les plus élémentaires de la personne en Egypte », juge-t-elle dans un communiqué paru mardi 29 avril.

L’UOIF appelle « le président de la République, le gouvernement français et la communauté internationale à sortir du silence complice » et à prendre des mesures contre le régime menée par le général al-Sissi.

Après les condamnations, la France, par la voix du Quai d'Orsay, a réaffirmé, le 28 avril, « son opposition à la peine de mort » et a appelé « les autorités égyptiennes à garantir aux accusés un procès équitable, fondé sur une enquête indépendante et respectueux des droits de la défense ». Cependant, la France comme d'autres pays n'ont pas jusque là condamné fermement le régime, instauré après le coup d'Etat en juillet 2013, qui emploie la répression pour faire taire toute contestation.

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