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Sur le vif

Mohammed Moussaoui reçu par François Hollande : le CFCM demande le soutien de l'Etat

Rédigé par Maria Magassa-Konaté | Lundi 23 Juillet 2012



Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, a été reçu par le président de la République François Hollande, vendredi 20 juillet, dans le cadre de ses entretiens avec les autorités religieuses de France.

Pour ce premier jour du Ramadan, le président de l’instance représentative du culte musulman a « salué la volonté du président de la République de faire en sorte que l’islam soit traité comme un élément de la sphère spirituelle de France et non comme un sujet politique ou de polémique », indique-t-il dans un communiqué.

Lors de son entretien avec le président de la République, M. Moussaoui, qui déplore souvent le manque de lieux de culte pour les musulmans, a demandé à « bénéficier de l’aide et du soutien des pouvoirs publics » pour ainsi permettre au CFCM « dans le respect du principe de laïcité, de mener à bien sa mission sur les différents dossiers tels que la construction des lieux du culte, la formation des cadres religieux (imams, aumôniers), etc. ».

Bien que la Fondation des Œuvres de l’Islam de France ait vu le jour en 2005 pour permettre un financement du culte musulman, M. Moussaoui rappelle en effet que cette dernière n’a contribué en rien au développement de l’instance depuis 2007. Les dissensions internes n’ont pu permettre à la fondation de remplir son rôle ô combien important pour les mosquées françaises en manque de moyens.

Le chef de l’Etat a « réaffirmé le souhait des pouvoirs publics pour que ces démarches puissent continuer afin d’aboutir à une configuration qui permettrait à l’instance représentative du culte musulman d’assurer sa mission dans la sérénité en associant l’ensemble des composantes de l’islam de France », note, satisfait, le CFCM.
Mais là encore, il faudra aller au-delà des querelles internes, encore visible avec la démission de la Grande Mosquée de Paris du bureau exécutif du CFCM, pour rassembler.

Par ailleurs, « tout en partageant l’inquiétude des juifs de France face à la montée des actes antisémites et l’inquiétude des musulmans de France face à la montée des actes antimusulmans et en condamnant fermement ces actes, le président du CFCM a exprimé son souhait pour que les actes de violence commis par des citoyens français ne soient pas imputés à leur origine religieuse sans prendre les précautions qui s’imposent », peut-on lire dans le communiqué du CFCM.

Il demande ainsi à ce que la religion d’une personne agressée ne soit plus systématiquement mise en avant et répond en même temps au grand rabbin de France Gilles Bernheim qui avait demandé que les autorités religieuses musulmanes « récusent publiquement tout ce qui peut rappeler l’intégrisme et la violence que portent certains courants de l’islam » lors de sa rencontre avec François Hollande, le 12 juillet dernier.


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