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Monde

Irak, Palestine : pleins feux sur le Moyen-Orient, priorité d’Obama

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Samedi 4 Septembre 2010

Près d’un an après avoir obtenu un prix Nobel de la paix pour « ses efforts en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples », Barack Obama a solennellement annoncé, mardi 31 août, le retrait des troupes de combat américaines. Dans le même temps, le président américain a accueilli les dirigeants palestinien et israélien dans le but de reprendre des pourparlers de paix. Mais Israël restant campé dans ses positions, les attentes de ce sommet sont faibles.



1er septembre 2010 : Mahmoud Abbas et Benyamin Neanyahu, côte à côte, réunis par Barack Obama, en présence de Hillary Clinton, du roi Abdullah II de Jordanie, de Tony Blair et du président égytien Hosni Mubarak.
1er septembre 2010 : Mahmoud Abbas et Benyamin Neanyahu, côte à côte, réunis par Barack Obama, en présence de Hillary Clinton, du roi Abdullah II de Jordanie, de Tony Blair et du président égytien Hosni Mubarak.
L’expédition en Irak, un véritable remake de la guerre du Vietnam des années 1970. Après sept ans d’une campagne militaire sanglante, Barack Obama a officiellement mis fin à la guerre d’Irak, lancée en 2003 par son prédécesseur contre Saddam Hussein, qu’on accusait – à tort – de détenir des armes de destructions massives.

Le sacrifice injustifié concédé par l’armée américaine est lourd. Plus de 4 400 soldats ont trouvé la mort et des milliers de blessés tentent aujourd’hui de se réinsérer, tant bien que mal, dans la société.

Plus encore, la guerre a coûté près de 1 000 milliards de dollars aux Américains, embourbés dans la crise économique. Et tout ça pour rien.

Côté irakien, la situation reste instable. Le bilan humain, qui s’élève à plus de 100 000 morts depuis 2003, est considérable. La démocratie, que les États-Unis ont souhaité instaurer par la force, n’a pas vu le jour en Irak, dont l'économie est toujours en ruine. Depuis l’invasion, l’insécurité apporte chaque jour son lot de morts et de blessés et le conflit entre sunnites et chiites n’a fait que s’amplifier. Un accord pour la formation d’un nouveau gouvernement n’a toujours pas été trouvé, sept mois après les élections législatives de mars dernier. Le pays entier est à reconstruire.

L’Irak n’est pas orphelin pour autant. Au lendemain de l’annonce présidentielle, le vice-président américain Joe Biden a lancé le début de l’opération « Aube nouvelle », une nouvelle force d’assistance et de conseil chargée de former de nouvelles troupes irakiennes. A cette fin, 50 000 militaires américains resteront sur place d’ici à fin 2011.

Ils se prêtent au jeu… sans illusions

En parallèle, les Etats-Unis ont donné, jeudi 2 septembre, le coup d’envoi des négociations entre Israéliens et Palestiniens. En présence du président égyptien Hosni Moubarak et du roi Abdallah de Jordanie, on a pu apercevoir le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou côte à côte.

Mais cette image – qui rappelle celle qui fut prise en 1993 lors des accords d’Oslo entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin – ne renforce en rien l’espoir d’une paix prochaine entre les deux parties. La majorité des observateurs sont d’accord pour dire que ces négociations n’aboutiront à rien. En cause, le refus net du gouvernement israélien de stopper la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et celui d’accorder le droit au retour des réfugies palestiniens.

La tâche s’annonce complexe. L’objectif, qui est de parvenir à un compromis de paix en un an, est bien (quasi) impossible à réaliser. Le Prix Nobel de la paix, mis en difficulté par les républicains à l'approche des élections parlementaires de mi-mandat, a bien du pain sur la planche pour redorer son blason.






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