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Sur le vif

Indre-et-Loire : l'ouverture du premier centre de « déradicalisation » annoncée

Rédigé par Saphirnews | Mercredi 14 Septembre 2016



Indre-et-Loire : l'ouverture du premier centre de « déradicalisation » annoncée
Le premier « centre de prévention, d’insertion et de citoyenneté » (CPIC) a été présenté à la presse mardi 13 septembre. Il se trouve dans le château de Pontourny, à Beaumont-en-Véron, un village de 2 900 habitants en Indre-et-Loire.

Dans un ancien centre éducatif pour mineurs vulnérables ou en difficulté, « seront accueillis durant une période maximum de dix mois des jeunes âgés de 18 à 30 ans en voie de radicalisation et qui veulent s'en sortir » selon Louis Lefranc, préfet d’Indre-et-Loire.

La structure devrait ouvrir fin septembre et disposer d’une trentaine de salariés, ainsi que des intervenants extérieurs. Une première dizaine de jeunes considérés comme en voie de « radicalisation islamiste » bénéficieront du CPIC.

Selon le préfet, début 2017, leur nombre augmentera à un maximum de 25 jeunes adultes. Il s’agira de personnes « en rupture avec leur amis, leur famille, leur pays, leurs voisins. Aucun ne sera sous main de justice pour faits de terrorisme, n'aura tenté d'aller en Syrie ou n'aura été condamné pour des faits de violence ».

Scepticisme sur l'efficacité des CPIC

Les pensionnaires - ni condamnés par la justice, ni fichés S, ni partis en Syrie, ont indiqué les autorités - seront logés dans des chambres individuelles avec des barreaux aux fenêtres pour prévenir d’éventuelles défenestrations. Ils devront suivre des cours d’histoire, de philosophie ou encore d’éducation aux médias en parallèle d’un accompagnement médical, social et psychologique. « La pratique religieuse sera libre pendant le temps personnel », explique Muriel Domenach, secrétaire générale du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation.

Une fois par semaine, les jeunes assisteront à une levée du drapeau français après leur réveil quotidien à 6h45, une démarche qui soulève du scepticisme sur son efficacité supposée auprès des pensionnaires, qui devront porter l'uniforme... Aussi, ils sont tous « volontaires », précise la préfecture, sans détailler pour autant le processus de sélection et les critères objectifs qui ont conduit à désigner les jeunes comme aptes à entrer dans le centre.

Le centre de Beaumont-en-Véron sera le prototype des douze autres CPIC qui doivent voir le jour dans chaque région de France. Elles devraient être opérationnelles d’ici fin 2017.






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