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Politique

Fadila Mehal (MoDem, Paris) : « L’homme est au cœur du dispositif économique »

Régionales 2010

Rédigé par Catherine Youinou | Lundi 8 Mars 2010

Numéro un à Paris avec le MoDem, Fadila Mehal plaide pour des élus qui nous ressemblent.



Fadila Mehal est tête de liste MoDem sur Paris, au côté d'Alain Dolium qui conduit la liste MoDem Île-de-France. (photo : © jmvignau)
Fadila Mehal est tête de liste MoDem sur Paris, au côté d'Alain Dolium qui conduit la liste MoDem Île-de-France. (photo : © jmvignau)
Presque une novice en politique, Fadila Mehal a mené bien des batailles mais sur le terrain professionnel et associatif.

Attachée à la cause des femmes et des populations les plus défavorisées, elle est ainsi l’initiatrice des Marianne de la diversité. Créée en 2005 juste après les émeutes qui ont enflammé les banlieues, l’association veut promouvoir à tous les échelons de la société le rôle des femmes, les mieux à même de contribuer à la paix sociale dans les quartiers.

Car si le MoDem l’a propulsée en tête de sa liste parisienne, Fadila Mehal connaît bien les habitants de ces quartiers délaissés. Elle les a côtoyés notamment au FASILD (Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations), dont elle a dirigé l’antenne de Lille puis de Montpellier. Un parcours très personnel pour cette fille d’immigrés algériens toujours rattrapée par sa fibre sociale, qui avait déjà choisi de démarrer sa carrière à la Maison des jeunes et de la culture d’Halluin (dans le Nord, où elle a grandi), après de brillantes études de sciences politiques et de journalisme.

Aujourd’hui responsable de la culture et de l’information à l’ACSÉ (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, organisme qui a succédé au FASILD), elle défend le dialogue entre les cultures et soutient les projets qui œuvrent en ce sens. « Je suis entrée en politique assez tard, explique-t-elle, quand j’ai réalisé les limites du mouvement associatif pour changer durablement les choses. Mais devant tant d’injustices et d’écarts sociaux qui se creusent, il me fallait relever les manches et m’engager là où se prennent les décisions. »

Alors qu'elle est longtemps proche de Jean-Louis Borloo, la campagne présidentielle menée par Nicolas Sarkozy l’incite à prendre ses distances avec la nouvelle majorité UMP. « Une campagne extrêmement droitière, juge-t-elle, où on a siphonné les voies du Front national avec des propos très durs sur l’immigration. »

Choquée par la création du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, elle se tourne vers François Bayrou au moment de s’engager dans la bagarre électorale. « Sa démarche humaniste me séduit. Je partage avec le MoDem des valeurs fondamentales, où l’on place l’homme au cœur du dispositif économique. »

À ses côtés, elle plaide aussi pour un renouvellement des élus qui ne reflètent plus la France dans toutes ses diversités. « Nous voulons des élus qui nous ressemblent, qui ne sont pas des professionnels de la politique mais des citoyens lambda, des gens compétents, engagés, avec lesquels on peut s’identifier. Au lieu de cela, nous avons des ministres qui ont perdu le sens des réalités. »

Les priorités de sa liste, conduite par Alain Dolium en Île-de-France ? Défendre l’emploi et l’égalité des chances, et en finir avec le cauchemar des transports en organisant le territoire afin que chacun vive à moins de 30 minutes des services essentiels publics et privés.







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