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Culture & Médias

Élections 2012 : « Le Web fait partie de l'arsenal de la communication politique »

Rédigé par Nadia Henni-Moulaï | Mardi 17 Avril 2012

En 2012, l’influence politique passera aussi par l’Internet. Pierre Guillou, fondateur d'Elu 2.0 et d'Idéose, une société de conseil en stratégie politique, nous livre les tenants et les aboutissants du numérique pour le monde politique et les citoyens-électeurs.



Élections 2012 : « Le Web fait partie de l'arsenal de la communication politique »

Salamnews : La France, contrairement aux États-Unis, semble à la traîne en matière d’outils numériques. Êtes-vous d’accord ?

Pierre Guillou : Concernant les candidats à la présidentielle, leurs démarches est assez similaires. Que ce soit François Hollande ou François Bayrou, ils ont des sites modernes, novateurs à l’instar de ceux de Barack Obama ou de Mitt Romney. En termes de « machine » Web, il y a des différences notables selon les partis. Si l’on regarde le Front national, on voit bien que les militants ont saisi les atouts du Web. Au MoDem, l’équipe est bien constituée avec un usage régulier de Twitter et de Facebook pour inonder ses réseaux et mailing-list.

Peut-on dire qu’il y a une meilleure maîtrise de ces outils par rapport à 2007 ?

P. G. : Oui. On sent bien qu’en l’espace de cinq ans on est passé à un Web politique organisé. Le PS et l’UMP emploient une dizaine de salariés pour communiquer sur l’Internet. Ce n’est pas moins de 10 % du budget qui est lui est consacré. Sur 20 millions d’euros, la somme est donc non négligeable. Dans un parti comme Europe Écologie-Les Verts, le Web est plutôt l’affaire des bénévoles.

C’est donc un handicap ?

P. G. : Pas forcément. Regardez le Front de gauche. Le parti a une équipe de jeunes derrière lui, des geeks, qui contribuent aussi à moderniser l’image de Jean-Luc Mélenchon. L’UMP ou le PS vont déployer tout l’arsenal du Web politique avec le risque de délivrer un message peu motivant, de type entreprise.

Le Web peut-il supplanter les médias classiques comme la télévision ?

P. G. : Il est nécessaire d’afficher que l’on maîtrise le Web, la télévision reste néanmoins irremplaçable. Quand Nicolas Sarkozy fait le 20 heures de TF1, l’impact est plus fort que celui du Web. Internet reste néanmoins un outil incontournable pour gagner la présidentielle… De plus, le numérique porte un enjeu plus large que de communiquer sur les réseaux sociaux : le Web est en effet un formidable moyen de prendre le pouls de la société.





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