Connectez-vous S'inscrire

Sur le vif

Egypte : le spectre du retour de l'armée au pouvoir

Rédigé par La Rédaction | Mardi 2 Juillet 2013 à 12:55

           


La tension se poursuit en Egypte. Au lendemain des manifestations monstres anti-Morsi, le chef d'état-major de l'armée général Abdel Fattah al-Sissi, a lancé, lundi 1er juillet, un ultimatum de 48 heures au président égyptien pour satisfaire les « demandes du peuple ».

Lors d’une allocution télévisée, il a indiqué que « si les revendications du peuple n’étaient pas satisfaites durant cette période », les forces armées « annonceraient une feuille de route et des mesures pour superviser sa mise en œuvre ».

Des milliers de manifestants sont aussitôt descendus dans les rues du Caire, d’Alexandrie et d’autres grandes villes du pays pour saluer cette annonce. « L’armée s’est rangée aux côtés du peuple », a estimé le mouvement Tamarrod (rébellion en arabe), à l’origine des manifestations monstres de dimanche.

L'armée entend surtout protéger ses intérêts propres qui sont souvent loin de converger avec ceux du peuple. Elle a été le bras droit du régime de Hosni Moubarak durant des décennies avant de se décider, par stratégie, de changer de camp début 2011.

Bien que Abdel Fattah al-Sissi a déclaré que l'armée, qui avait pris le contrôle du pays juste après la chute de Hosni Moubarak en février 2011, ne souhaitait plus s'impliquer dans le gouvernement, le retour de l'armée au pouvoir pourrait devenir réalité, au grand dam du président égyptien, secoué par la démission, ces deux derniers jours, de cinq ministres dont le ministre des Affaires étrangères, Mohammed Kamel Amr.

Ces annonces n’ont pas fragilisé la fermeté de Mohamed Morsi, qui a rejeté mardi 2 juillet l’ultimatum lancé par l’armée. Ce membre des Frères musulmans, premier président d'Égypte à ne pas être issu des rangs de l'armée, fait valoir qu'il a été élu démocratiquement en juin 2012 et reste déterminé « à poursuivre dans la voie qu’elle a choisi pour mener une réconciliation nationale globale ». La crise politique risque de durer encore longtemps.

Lire aussi :
Egypte : manifestations monstres contre un Morsi sous pression
Egypte : l'appel au « dialogue national » de Morsi ne calme pas les tensions
Egypte : Morsi decrète l'état d’urgence dans trois provinces
Égypte : Mohamed Morsi s'affranchit de l'armée
L’Egypte au bord de l’explosion à l’approche des législatives




Réagissez ! A vous la parole.

1.Posté par didi le 02/07/2013 17:12 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
C'est scandaleux et inacceptable que des opposants réclament la démission d'un président qui a été élu démocratiquement. Les frères musulmans tout comme le pjd au maroc, l'akp en turquie, ennahda en tunisie, sont les seuls à être en mesure de rassembler les électeurs de différentes catégories sociales, ceux que ni la droite ni la gauche n'est capable de faire.


SOUTENEZ UNE PRESSE INDÉPENDANTE PAR UN DON DÉFISCALISÉ !