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Sur le vif

Pour Elisabeth Badinter, le Ramadan est une obligation « dans certains lieux de France »

Rédigé par | Mardi 7 Février 2017



Pour Elisabeth Badinter, le Ramadan est une obligation « dans certains lieux de France »
Quand Elisabeth Badinter déraille. Encore. Présidente du Jury du Livre Inter 2017, la philosophe milliardaire était l’invitée de la matinale de Marc Fauvelle mardi 7 février. Féministe revendiquée, elle affirme que son « combat » est « de venir en aide aux femmes qui ne veulent pas se plier au canon de la religion islamique ». Elle ajoute : « Je pose une question : si on ne veut pas faire Ramadan, dans certains lieux de France, est-ce encore possible ? Est-ce qu’on a encore sa liberté de conscience ? »

Après l'histoire des pains au chocolat que des enfants dans « des quartiers » se font arracher « car c'est le Ramadan », contée par Jean-François Copé en 2012, c'est au tour de supposés lieux - des quartiers ? - en France dans lesquels les habitants sont obligés d'accomplir le jeûne un mois durant, par Elisabeth Badinter. Où et comment, selon elle, la question reste entière, le journaliste ne l'ayant pas relancée sur cette déclaration fallacieuse (écouter dès 7'15).

Invitée à s'exprimer une nouvelle fois sur la laïcité, elle assure qu’il n'y a « qu'une vision de la laïcité, c'est celle qui a été assise par la loi de 1905 ». Vrai, si tant est qu'elle ne soit pas dévoyée en l'instrumentalisant contre les musulmans.

Elisabeth Badinter, assumant qu'« il ne faut plus avoir peur d’être traité d’islamophobe », a fustigé une partie de la gauche « dont fait peut-être partie Benoît Hamon » qui « n’a pas une conception classique de la laïcité. Je n’appelle plus ça de la laïcité ». En 2011 déjà, elle estimait que, « en dehors de Marine Le Pen, plus personne ne défend la laïcité. Au sein de la gauche, le combat a été complètement abandonné, si ce n'est par Manuel Valls », qui avait choisi en 2016 le camp Badinter contre Jean-Louis Bianco, s'agissant de la définition de la laïcité.

Déclarant que l’élection de Marine Le Pen ne serait « pas une victoire de la démocratie » mais « peut-être une victoire du féminisme », elle a également exprimé sa compassion envers Pénélope Fillon, dont le nom est associé à une polémique d’emploi fictif. « La personnalité de Mme Fillon suscite chez moi quelque compassion. C'est terrible ce qui lui arrive », juge-t-elle. En un passage radio, ce sont plusieurs déclarations qui ne manquent pas d'être commentées sur la Toile.



Rédactrice en chef de Saphirnews En savoir plus sur cet auteur



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