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Sur le vif

Plus de 21 000 Rohingyas fuient les persécutions en Birmanie

Rédigé par Saphirnews | Mercredi 7 Décembre 2016



Plus de 21 000 Rohingyas fuient les persécutions en Birmanie
Selon l’organisation internationale pour les migrations (OIM), 21 000 réfugiés de la minorité musulmane rohingya fuyant les violences dans l'ouest de la Birmanie sont passés au Bangladesh depuis octobre.

« Un nombre de Rohingyas estimé à 21 000 est arrivé dans le district de Cox's Bazar entre le 9 octobre et le 2 décembre » a confirmé, lundi 5 décembre, Sanjukta Sahany à l’AFP, directrice de l'OIM pour cette région à la pointe sud-est du Bangladesh, frontalière de l'Etat birman de Rakhine où vit principalement la minorité.

Les réfugiés se sont dispersés dans des camps improvisés, préexistants et dans des villages de la région. Les patrouilles ont été renforcées à la frontière du Bangladesh pour essayer d’empêcher leur passage.

D’après les Nations unies, 30 000 personnes ont été déplacées par les violences dans l’Etat de l’Arakan qui ont fait des dizaines de morts depuis le début de l’opération de l’armée birmane à la suite d’attaques de postes de police au début d’octobre.

La minorité musulmane des Rohingyas est persécutée et considérée comme étrangère en Birmanie, bien que certains de ses membres y vivent depuis des générations. Leur citoyenneté n’est pas reconnue par ce pays à 95 % bouddhiste. Ils vivent marginalisés, dans des conditions misérables et apportent régulièrement des récits de meurtres, de viols en réunion et de tortures commis par les soldats birmans. L'armée, soutenue par le gouvernement, refuse de reconnaître les exactions que les ONG sont nombreuses à dénoncer, témoignages à l'appui.

Dans le même temps, le traitement des Rohingyas n'est guère meilleur au Bangladesh, qui refuse de leur octroyer l'asile politique ou des aides humanitaires. Amnesty International a dénoncé des arrestations et des expulsions vers la Birmanie alors même que la situation est dangereuse. « Le gouvernement bangladais ne doit pas ajouter aux souffrances des Rohingyas. Ceux-ci doivent être reconnus et protégés en tant que réfugiés fuyant des persécutions, et non pas être punis pour ce qu’ils sont », a signifié fin novembre l'ONG.






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