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Sur le vif

Pays-Bas : Wilders financé par les islamophobes américains

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Mardi 11 Septembre 2012

           


La campagne électorale des législatives bat son plein cette semaine aux Pays-Bas. A l’heure où Geert Wilders cherche à obtenir un nouveau mandat de député, Reuters s’interroge sur le financement de son Parti pour la liberté (PVV) et à quelle hauteur les mouvements islamophobes américains y contribuent.

Le leader du PVV, qui a fait de l’islam et de l’immigration son combat, a le vent en poupe auprès des leaders islamophobes outre-Atlantique depuis son ascension fulgurante sur la scène politique néerlandaise. Preuve en est notamment de son voyage à New York le 11 septembre 2010 pour commémorer le 9e anniversaire des attentats du World Trade Center et de l'accueil qui lui fut fait.

Depuis plusieurs années, il est régulièrement invité – tous frais payés – par des organisations proches des idées du PVV pour assurer des discours aux Etats-Unis et ces dernières n’hésitent pas à lui apporter leur aide financière si besoin.

C’est le cas du Middle East Forum, une organisation pro-israélienne, basée à Philadelphie, dirigée par Daniel Pipes, qui a carrément financé la défense de Geert Wilders en 2010 et en 2011 contre des accusations d'incitation à la haine raciale envers les musulmans. Selon Pipes, son mouvement, dont l’objectif est de protéger la « liberté de parole des auteurs anti-islamistes », envoyait de l'argent directement à l'avocat de Wilders. Une opération rentable puisque celui-ci a réussi à gagner son procès en juin 2011.

Plus tôt, en 2009, des bailleurs de fonds américains ont également aidé Wilders, alors interdit de territoire britannique où il avait l’intention de diffuser son brûlot anti-islam « Fitna », à obtenir des fonds pour lui permettre de lever cette sanction. Un pari tout aussi gagné.

Le directeur du Middle East Forum et d’autres organisations anti-islam ont démenti auprès de Reuters avoir financé les activités politiques de leur protégé néerlandais dans son pays. Le leader du PVV reste tout aussi discret sur la nature du financement de ses activités et de son parti, mais d’anciens responsables estiment à 4 millions d’euros la somme dont les comptes ne sont pas rendus.

Si la réélection de Wilders est (presque) assurée, le PVV devrait, selon les derniers sondages, toutefois perdre quelques sièges par rapport aux 24 obtenus en 2010 lors des élections législatives anticipées, prévues pour mercredi 12 septembre. Le parti est à l’origine de la démission, en avril dernier, du gouvernement minoritaire de centre-droit de Mark Rutte, avec qui Geert Wilders s’était allié au Parlement en 2010, à propos du plan d’austérité. Pour les pro-Européens, le déficit public devait être ramené sous la barre des 3 % en vigueur dans la zone euro, mais le PVV, qui milite pour une sortie de l'Union européenne et de la monnaie unique, ne veut pas des « diktats » de Bruxelles aux Pays-Bas.

L’Europe est au centre de l’actuelle campagne, mais le thème autour de « l'islamisation » du pays n'est jamais très loin.

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