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Monde

OCI : 36e rencontre des ministres des Affaires étrangères à Damas

Politique internationale

Rédigé par Anissa Ammoura | Jeudi 28 Mai 2009

La 36e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères (CMAE) des États membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) vient de s'achever à Damas, en Syrie, ce lundi 25 mai. Après trois jours de débats sur le thème « Promouvoir la solidarité islamique », les participants se sont dits « prêts à améliorer leurs relations avec Israël ». La lutte contre l'islamophobie et la diffamation de l'islam étaient également au cœur des questions abordées au cours de la rencontre, avec la présentation d'un rapport annuel.



Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Moualem lors de la réunion de l'Organisation de la conférence islamique, à Damas, le 25 mai 2009.
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Moualem lors de la réunion de l'Organisation de la conférence islamique, à Damas, le 25 mai 2009.
La 36e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères (CMAE) des États membres de l'Organisation de la conférence islamique s'est achevé à Damas, la capitale syrienne, ce lundi 25 mai, après trois jours de débats sur le thème « Promouvoir la solidarité islamique ».

Cet événement, qui a rassemblé les ministres des 57 États islamiques membres de l'OCI, a traité de plusieurs questions politiques, comme celle du conflit israélo-palestinien, la situation actuelle dans le Golan syrien occupé ainsi que la poursuite de l'occupation israélienne du territoire libanais. Dans un communiqué publié à l'issue de la rencontre, les pays membres de l'OCI se sont dits « prêts à améliorer leurs relations avec Israël si celui-ci s'engageait concrètement sur la voix d'une solution de paix juste et globale au Proche-Orient » .

« Il ne faut pas que nous récompensions Israël de ses crimes (...). Il faut affirmer que tout progrès sur les relations doit être fonction du degré d'engagement d'Israël vis-à-vis d'une paix juste et globale qui garantisse le recouvrement des droits et des terres occupées », ont ajouté les ministres.

« Le terrorisme est un phénomène mondial dangereux, mais cela ne veut pas dire que nous devons confondre les questions et décrire la résistance comme du terrorisme », précise également le communiqué, en référence à la Syrie, qui soutient le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien au nom de la résistance à l'occupation israélienne de la Cisjordanie et du Golan depuis 1967.
Dans le communiqué final, le CMAE a souligné « la centralité de la question d'al-Qods pour la oumma islamique et l'engagement des musulmans à préserver l'identité arabo-islamique de la ville ».

Parmi les autres thèmes abordés au cours de cette 36e session du CMAE, il y avait également la lutte contre l'islamophobie et la diffamation de l'islam. Un rapport annuel, le deuxième, a même été présenté, à l'occasion, par l'Observatoire de l'islamophobie de l'OCI. Ce dernier avait, par exemple, mené une action en avril dernier, auprès de l'éditeur italien Molleindustria, pour faire retirer un jeu faisant combattre sur Internet le Prophète Muhammad, Jésus, Bouddha, Ganesha, Dieu et Budai (le Bouddha riant).

« Les musulmans en grande partie responsables »

Par ailleurs, une résolution visant à « lutter contre la diffamation des religions » et proposée par les pays musulmans au nom de l'OCI, avait déjà été adoptée le 26 mars par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Le texte, non contraignant, avait été vivement critiqué, notamment par des ONG.
Ce même concept de « diffamation des religions » n'avait toutefois pas été retenu dans le document final de la conférence de Durban II, fin avril, à Genève, à cause du refus des pays occidentaux.

Enfin, les participants ont également discuté d'une proposition visant à créer un département des Affaires de la femme.

Au cours de cette rencontre, une déclaration – la Déclaration de Damas –, relatant l'action menée par l'OCI au cours des quarante dernières années et les développements majeurs survenus sur la scène mondiale, a été adoptée. Elle met l'accent sur « l'importance de renforcer la solidarité islamique dans le contexte politique et économique actuel ».
De plus, la déclaration a appelé à « éviter de pointer du doigt les autres pour la situation qui sévit dans le monde islamique, soulignant que les musulmans sont en grande partie responsables des conditions qui prévalent à travers le monde islamique ».


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