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Religions

La Grande Mosquée de Paris, future propriété de l’Algérie ? Elle réagit

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 3 Décembre 2015



La Grande Mosquée de Paris, future propriété de l’Algérie ? Elle réagit
L’Algérie a officiellement entamé des procédures visant à faire de la Grande Mosquée de Paris (GMP) une propriété de l'Etat algérien, et ce « par le biais de l'ambassade d'Algérie à Paris », a affirmé, mardi 1er décembre, le ministre des Affaires religieuses Mohamed Aïssa devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

Le ministre avait été invité à évoquer la situation des lieux de culte de la communauté algérienne installée à l'étranger quand il a fait cette annonce, en réponse aux préoccupations de députés sur la gestion de l'institution par des responsables qui auraient « dévié des missions qui leur ont été assignées », rapporte l’Agence de presse nationale algérienne APS.

Selon lui, la démarche s'appuie sur une loi française stipulant qu'« un pays étranger qui finance une association de droit français peut, passé 15 ans, prétendre à la propriété de cette entité, ce qui est le cas pour la Grande Mosquée de Paris ». « Jusqu’à nouvel ordre, la Société des habous continuera à être gérée par la France selon ses lois », a-t-il néanmoins signifié face aux députés.

Les aides, « déposées dans le compte de l’ambassade d’Algérie à Paris », ont été temporairement gelées « en l’absence d'un accord qui définit les voies de dépenses de ces fonds », a aussi fait savoir le ministre devant la commission. L’accord étant entré en vigueur, la décision de gel « sera levée prochainement ». L’Algérie finance la GMP à hauteur de 1,8 million d’euros (205 millions de dinars algériens) chaque année.

Aucun changement de statut à ce stade

Après l’annonce surprise du ministre, la GMP a réagi, jeudi 3 décembre, par voie de communiqué et « tient impérativement à dissiper tout malentendu concernant son statut, sa propriété et sa situation actuelle ».

La Société des habous et des Lieux saints de l'islam, qui administre le lieu de culte, est « une association régie par la loi du 1er juillet 1901 ». De ce fait, « toutes ses activités s’inscrivent dans le cadre de la loi française. Son statut n’a actuellement subi aucune modification. Et toutes spéculations ou informations contraires ne sont qu’une vue de l’esprit journalistique, et donc nulles et non avenues ».

La GMP ne réagit toutefois pas à la volonté des autorités algériennes de s’approprier le lieu de culte, mais une source proche de l’institution nous assure ne pas être courant de la loi évoquée par Mohamed Aïssa. La GMP, construite en 1926, est et demeure « une institution française même si elle est historiquement liée à l’Algérie », nous a t-on fait part plus tôt dans la journée.





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