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Monde

Deux minutes pour la Syrie pour mobiliser l’opinion en France

Dire « stop » aux crimes de Bachar al-Assad

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Mercredi 20 Février 2013

La Syrie, un conflit oublié. Depuis le début des protestations populaires en mars 2011, le bilan humain est pourtant lourd, avec plus de 70 000 morts au compteur selon les Nations Unies. Pour dire « stop » aux souffrances du peuple syrien, une nouvelle « vague blanche » est programmée le 15 mars. Des vidéos courtes, que Saphirnews diffusera prochainement, accompagneront en amont cette initiative.



Une nouvelle vague blanche pour la Syrie est organisée le 15 mars 2013 en France et à l'étranger, en signe de solidarité avec le peuple syrien. Une initiative accompagnée en amont par des vidéos courtes, diffusées dès le 1er mars par de nombreux médias dont Saphirnews.
Une nouvelle vague blanche pour la Syrie est organisée le 15 mars 2013 en France et à l'étranger, en signe de solidarité avec le peuple syrien. Une initiative accompagnée en amont par des vidéos courtes, diffusées dès le 1er mars par de nombreux médias dont Saphirnews.
Le peuple syrien paye un lourd tribut au silence de la communauté internationale, qui se contente d'observer tandis que la guerre civile fait rage depuis mars 2011. Le conflit sanglant qui oppose le régime de Bachar al-Assad et les insurgés a provoqué la mort de plus de 70 000 personnes, selon l’ONU, ceci sans compter les dizaines de milliers de Syriens disparus, emprisonnés, blessés ou encore déplacés. C’est le quotidien d’un peuple dont les souffrances ne font plus la Une des médias en France, engagée entre-temps au Mali.

A l’occasion des deux ans du début de la révolution syrienne, une nouvelle « vague blanche pour la Syrie » est programmée le 15 mars dans toute la France. Une dizaine d’organisations pour la défense des droits de l’Homme, à l’instar d’Amnesty International, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Hommes (FIDH), Human Rughts Watch et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), appellent ainsi les opinions publiques française et internationale à manifester leur solidarité aux Syriens, pour dire « stop » aux crimes commis contre les civils, « réclamer que justice soit rendue en faveur des victimes, et faire savoir au peuple syrien qu’il n’est pas seul ».

« Ce qui se passe en Syrie depuis deux ans relève des crimes contre l’humanité », a déclaré la FIDH, réunie avec les initiateurs du projet et leurs partenaires à la mairie de Paris, lundi 18 février. C’est d’ailleurs sur la voix de Robert Badinter définissant la notion de crimes contre l’humanité, dont est accusé Bachar al-Assad, qu'a été lancée la conférence de presse.

Une manifestation symbolique contre l’indifférence

« Le principe est simple : demander aux citoyens du monde entier de s’unir au peuple syrien en manifestant à la même heure locale, de 19h à 19h30, un papier ou un tissu blanc à la main, le mot "Stop" écrit dessus », font savoir les organisateurs dans un communiqué. « Se déclenchera ainsi au fil des fuseaux horaires et à travers le monde, une "ola" mondiale de protestation, une immense vague blanche, reprise au fil de la journée par les médias. »

Chacun est invité à mettre en ligne sa propre photo, le mot « stop » à la main, sur le site officiel de l’opération afin de marquer sa visibilité sur le Web et les réseaux sociaux. Toutefois, les organisations appellent les individus à se rassembler près des mairies pour que leur manifestation de solidarité ait plus d’impact.

Dire « stop » au conflit en Syrie
Dire « stop » au conflit en Syrie

« 2’ pour la Syrie » pour frapper les esprits

En amont de la vague blanche, 20 vidéos courtes seront diffusées chaque jour du 1er au 20 mars par les médias partenaires de l’initiative, dont toutes les chaînes de France Télévisions, France 24, TV5 Monde, LCP, Public Sénat ainsi que de nombreux sites internet de quotidiens dont SaphirNews.

Produits par Cinétévé, « 2’ pour la Syrie » ont été réalisés par Béatrice Soulé, émue lors de la conférence au moment d'évoquer les images visionnées ces derniers mois. Son travail n'a été possible qu'avec l’aide du réseau Shaam News Network, qui a puisé ses images à partir de vidéos tournées sur le terrain par des journalistes-citoyens syriens.

Avec la photographe Sarah Moon à l'origine de la vague blanche, Béatrice Soulé a sollicité vingt personnalités, dont Robert Badinter, Yann-Arthus Bertrand, Stéphane Hessel, François Cluzet et Monseigneur Jacques Gaillot, pour « mettre en perspective ces films » et « accompagner le regard du téléspectateur sur une réalité souvent insoutenable ».

« La Syrie a disparu des préoccupations politiques et médiatiques », repète Amnesty, soulignant la volonté, par les films et la vague blanche, de « remettre la question syrienne dans l’agenda ». « Il nous faut lutter contre l’indifférence », insiste Frédéric Farid Sarkis, un opposant syrien et relais du réseau Shaam en France. Celui-ci veut ainsi faire barrage à la « campagne de désinformation » de l’opinion tendant à relativiser le rôle de Bachar al-Assad dans l’ampleur des horreurs constatées au quotidien.

Tous espèrent un nouvel élan général de solidarité pour les Syriens. Des films seront diffusés prochainement sur Saphirnews.






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