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Culture & Médias

Avec le Grand Festival, célébrer la diversité pour lutter contre les discriminations

Rédigé par Catherine Guenach et Huê Trinh Nguyên | Mardi 21 Mars 2017

Lutter contre les discriminations en célébrant la diversité de la société française, c’est la raison d’être de la Semaine d’éducation et d’actions contre le racisme, dont la deuxième édition est organisée du 18 au 26 mars à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale fixée au 21 mars de chaque année. C'est ce jour, et jusqu'au 26 mars, que le Musée national de l’histoire de l’immigration a décidé d'organiser le Grand Festival.



Avec le Grand Festival, célébrer la diversité pour lutter contre les discriminations
A l’heure où le monde est confronté à une grave crise migratoire poussant les uns à ouvrir leurs frontières et les autres à les fermer, sensibiliser le public à la tolérance et à la diversité est une nécessité. A l’initiative du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH), la deuxième édition de la Semaine d’éducation et d’actions contre le racisme est organisée dans toute la France du 18 au 26 mars 2017.

Pour sa part, le Palais de la Porte Dorée, siège du Musée national de l’histoire de l’immigration, réaffirme son engagement en ce sens en programmant le Grand Festival. L'événement réunit des personnalités issues d’horizons divers et se traduit par une programmation pluridisciplinaire et adaptée à tous les publics (concerts, stand-up, spectacles, lectures, visites dansées, débats, cinéma, ateliers et forum citoyen).

L'humour contre le racisme

Un des points d’orgue du festival sera sans doute la prestation de la troupe du Jamel Comedy Club jeudi 23 mars. L’humour rend les publics plus réceptifs et plus ouverts face à un sujet délicat comme que le racisme.

Le grand concert d’ouverture, mardi 21 mars, à 21 heures, de The Hop avec Mac Tyer, Casey, Jazzy Bazz, S. Pri Noir et Espiiem est tout aussi promettant. il est précédé, dans la journée, d'un forum constitué de débats et de tables rondes invitant chercheurs (Patrick simon, Nonna Mayer...) et acteurs de terrain à partager leurs témoignages sur leur travail en matière de lutte contre le racisme. Les grandes associations telles que le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié des peuples (MRAP), SOS Racisme, la Licra, la Ligue des droits de l’homme, France terre d’asile, la Cimade sont bien évidemment au programme pour sensibiliser.

Côté cinéma, les projections des documentaires Chocolat, une histoire du rire de Judith Sibony, Swagger, d'Olivier Babinet et La Permanence, d'Alice Diop (qui vient d'être césarisée pour son court métrage Vers la tendresse) sont suivies de débat.

Un packaging détourné d'une célèbre marque de cigarettes, avec la mention "Le racisme tue", par l'artiste Ali Guessoum.
Un packaging détourné d'une célèbre marque de cigarettes, avec la mention "Le racisme tue", par l'artiste Ali Guessoum.
Des ateliers d'écriture animés par le romancier Mabrouck Rachedi, auteur notamment de Le Petit Malik, font écho à l’exposition « Attention travail d’arabe ! » d'Ali Guessoum de l'association Remembeur détourne avec humour les panneaux publicitaires et les formules toutes faites à propos des Français venus d'ailleurs.

Dimanche, 26 mars, après le brunch littéraire conviant notamment le documentariste et écrivain Karim Miské, auteur d'Arab Jazz (grand prix de Littérature policière), un grand débat intitulé « Langagement » et animé par le journaliste Raphäl Yem (formé à HEC, les « Hautes Etudes du Culot », comme il aime à se définir), clôt le Grand Festival du musée de l'Histoire de l'immigration.

Pour parler langage et engagement dans les luttes contre les discriminations, Raphäl Yem fera interagir le chef cuisinier Abdel Alaoui, Manal Ankouni, une des lauréates du concours Eloquentia, le préfet Gilles Clavreul, qui dirige la Dilcrah, la DJ Louise Chen, la championne du monde de boxe Aya Cissoko, auteure du roman N’ba, et styliste engagée Sakina M’sa, qui a créé propre maison de couture alliant créativité de la mode et réinsertion sociale.

Un festival qui vivifie le musée de l'Histoire de l'immigration en énorme bouillon de cultures une semaine durant, afin, selon les termes de Benjamin Stora, « ne pas céder face aux discours de fermeture sur soi et de refus des autres », en sachant « toujours rester ouverts au bruit du monde et à la culture des autres ».






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