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Sur le vif

Attaqué par le CRIF, « Un œil sur la planète » consacré à la Palestine défendu

Rédigé par La Rédaction | Mercredi 19 Octobre 2011



Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a demandé à la direction de France Télévisions de « protéger les journalistes » de l’émission de France 2, intitulée « Un Etat palestinien est-il encore possible ? » et consacrée à la question palestinienne et son avenir.

L’équipe de journalistes ainsi que le présentateur Etienne Leenhardt ont en effet été mis en cause par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à l’issue de la diffusion de l’émission le 3 octobre dernier.

Selon son président Richard Prasquier, le magazine « a présenté, d'un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale » et « a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écœurée. » Le Crif souhaite même que France 2 revienne sur cette émission et présente des excuses.

« Il n'y a aucune excuse à présenter quand un travail professionnel sérieux a été accompli », a affirmé le SNJ, qui demande à la direction de France Télévisions « quelles diligences elle compte prendre pour réaffirmer le droit à une information de qualité et protéger les journalistes qui se trouvent directement menacés. »

Selon le groupe audiovisuel public, « des rendez-vous ont été pris » entre l'ambassadeur d'Israël, le Crif, Rémy Pflimlin, PDG de France Télévisions, et Thierry Thuillier, directeur de l'information. Mais ces derniers ont condamné les insultes et les menaces de leur équipe. « Bien au-delà des critiques habituelles, ces procédés visent à intimider et à empêcher le travail des journalistes », souligne la direction dans un communiqué.

De son côté, l’Organisation islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) s’indigne « contre la campagne lancée contre des journalistes français qui ont rendu justice à la cause palestinienne. »

L’ISESCO condamne cette campagne « menée par des parties juives en France, représentées par le Crif » et « contraire à la liberté d’expression et à l’objectivité professionnelle allant, sur instigation de certaines institutions juives, jusqu’à taxer ces journalistes de « petits nazillons » et à proférer des menaces contre eux », a-t-elle indiqué par communiqué mercredi 19 octobre, exprimant ainsi « sa solidarité avec ces journalistes français, qui ont réussi une émission objective et juste. »





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