Sur le vif

La mosquée Al-Aqsa, un lieu à protéger par « tous les moyens »

Rédigé par La Rédaction | Lundi 20 Octobre 2014 à 06:05



Les incursions de colons israéliens dans l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem, sont de plus en plus fréquentes, créant régulièrement des heurts autour de la mosquée Al-Aqsa et du Dôme du Rocher, troisième lieu saint de l’islam.

Après les incidents survenus la semaine du 13 octobre ayant provoqué des affrontements entre policiers israéliens et fidèles palestiniens, Mahmoud Abbas a appelé, vendredi 17 octobre, les Palestiniens à empêcher l'accès à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem aux colons israéliens et à user de « tous les moyens » pour protéger le site sacré.

« Il n'est pas suffisant de dire que des colons sont venus, ils doivent être empêchés d'entrer sur le site par tous les moyens », a déclaré Mahmoud Abbas lors d'une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie.

« C'est notre Al-Aqsa et notre lieu saint, ils n'ont pas le droit d'entrer et de le désacraliser », a-t-il ajouté, soulignant que défendre Al-Aqsa signifiait défendre Jérusalem, dont les Palestiniens entendent faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. « Jérusalem est le bijou de la couronne et la capitale éternelle de l'Etat de Palestine. Sans elle, il n'y aura pas d'Etat », a-t-il martelé. « Il est important que les Palestiniens soient unis afin de protéger Jérusalem. »

A la suite de ces déclarations, une dizaine de colons ont de nouveau pénétré le site sacré sous la protection des forces de l'ordre israéliennes, dimanche 19 octobre, et ont menacé des fidèles, selon des sources palestiniennes. Des restrictions d’accès à l’esplanade des Mosquées sont quotidiennement délivrés aux Palestiniens, souvent aux hommes de moins de 50 ans qui s'y rendent pour accomplir leurs prières. En revanche, les autorités israéliennes sont davantage enclines à permettre l’accès à des groupes juifs orthodoxes. Officiellement, seules les visites sont permises et non des prières - interdites par Israël - sur le site, considéré comme saint en raison de l’existence passée du second Temple, détruit en l'an 70 par les Romains.

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