Sur le vif

Attentat de Trappes : la garde à vue de l'assaillant a repris

Rédigé par Lina Farelli | Mardi 27 Octobre 2026



La garde à vue du principal suspect de l'attentat commis vendredi 23 octobre dans les Yvelines, a repris lundi. Elle avait été levée dans la nuit de dimanche pour permettre une observation psychiatrique, alors que des sources évoquaient un diagnostic de schizophrénie pour laquelle il serait sous traitement. Un nouvel examen n'a mis en évidence « ni symptômes de décompensation aiguë, ni de signes directs ou indirects en ‌faveur d'une activité hallucinatoire ou délirante », ni de « signes cliniques d'une pathologie aliénante décompensée » justifiant une hospitalisation sous contrainte, selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen. La garde à vue a ainsi pu reprendre lundi dans l'après-midi et peut se prolonger jusqu'au jeudi 29 octobre.

Plusieurs éléments importants ont été dévoilés sur l'enquête. Le suspect reconnaît les faits mais conteste leur dimension raciste, selon le procureur. Il aurait ouvert le feu au pistolet-mitrailleur en huit endroits, sur un parcours de 12 kilomètres entre Trappes et La Verrière, un trajet que le parquet décrit comme minutieusement préparé. Les quatre proches placés en garde à vue ont été relâchés dimanche soir, sans poursuites à ce stade.

De son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a affirmé que le profil psychiatrique du suspect ne remettait pas en cause la qualification d'« attentat terroriste, raciste ». Le procureur a toutefois rappelé que l'évaluation de son état actuel ne présage pas de sa responsabilité pénale au moment des faits.

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