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Sur le vif

Zones urbaines sensibles : l’intégration remise en question

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 3 Novembre 2011



La situation des populations issues de l’immigration vivant dans les zones urbaines sensibles (Zus) est décryptée dans le dernier rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) publié mercredi 3 novembre.

Celui-ci révèle que plus de la moitié des habitants des Zus (52,6 %) sont issus de l'immigration et la majorité d’entre eux sont Maghrébins. Ce chiffre s’élève même à 64 % en région parisienne.

Dans les 751 Zus de France, qui abritent quelque 4,5 millions d’habitants, le chômage y est plus élevé. Il touche 19,2 % des primo-arrivants et 28,6 % de leurs descendants. En revanche, le taux de chômage des primo-arrivants et des personnes de la seconde génération habitant en dehors des Zus ne s’élève respectivement plus qu’à 9,5 % et 10,6 %.

Les habitants des Zus occupent également les métiers les moins qualifiés pour 52,2 % d'entre eux. Seuls 4,4 % d’entre eux sont cadres.

Les zones urbaines sensibles, communément appelés « quartiers en difficulté », avaient été créées en 1996 pour être la cible prioritaire de la politique de la ville et « réduire le fossé entre la République et ses territoires les plus délaissés ». Quinze ans après leur création, force est de constater que leurs habitants se sentent nettement moins intégrés que le reste de la population. Si les immigrés des Zus acquièrent autant la nationalité française que les autres, ils sont seulement 57 % à avoir le sentiment d'être perçus comme Français contre 78 % des personnes vivant en dehors de Zus.

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