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Arts & Scènes

Taoufiq Izeddiou : « Les événements dans le monde arabe peuvent marquer la naissance de la danse contemporaine dans ces pays »

Rédigé par Pauline Compan | Mercredi 16 Mars 2011

           

Faire vivre la danse contemporaine au Maroc et dans les pays du Maghreb. Une ambition qui anime Taoufiq Izeddiou depuis plus de 15 ans. Directeur artistique du Festival international de danse contemporaine de Marrakech, ce danseur chorégraphe est au Centre national de la danse (CND) pour présenter sa dernière création : « Aléeff ».



Taoufiq Izeddiou en scène (© Dimitri Tsiapkinis)
Taoufiq Izeddiou en scène (© Dimitri Tsiapkinis)
De l’autre côté… le bassin méditerranéen, avec ce thème les chorégraphes burkinabé Salia Sanou et Seydou Boro invitent le public à traverser la Méditerranée. Jeudi 17 mars et vendredi 18 mars, les curieux peuvent découvrir cinq spectacles au Centre National de la Danse de Paris. Un voyage qui les amènera de la Turquie au Maroc, en passant par la Tunisie.

Saphirnews a rencontré le chorégraphe marocain Taoufiq Izeddiou, l’occasion de parler de son travail actuel, tourné vers ses origines gnawas. Mais aussi d’évoquer les ambitions qu’il nourrit pour sa discipline…sur les rives sud de la Méditerranée.

A la recherche de ses racines

Né à Marrakech, Taoufiq Izeddiou est d’origine gnawa, des descendants d’anciens esclaves d’Afrique noire amenés au Maroc, il y a 400 ans, par les dynasties royales. Petit, il assistait aux cérémonies de musique gnawa organisées par sa mère. Des années après, le chorégraphe entame un « retour aux sources » et propose un solo, Aliéeff. Il s’est ainsi entouré du musicien gnawa Adil Amini, du créateur sonore Guy Raynaud et du compositeur Najib Cherradi et propose un travail de mouvement « biographique mais tourné vers l’avenir », entre tradition et modernité.

Une manière de (re)mettre sur le devant de la scène la musique transcendantale des gnawas pour une danse « sans codes et donc très contemporaine », ainsi qu’une véritable « expérience spirituelle ». Arrivés d’Afrique, les gnawas ont, par la suite, islamisés leur musique et parlent de Dieu et du Prophète.

Un moment de méditation propre à chacun comme le confirme Taoufiq Izeddiou ; « ce qui s‘exprime avec cette musique, c’est ta danse à toi. »

Des révolutions porteuses d’espoir

Ce solo, le chorégraphe veut le porter au Maroc et développer autour de la musique gnawa un véritable projet pédagogique. Ateliers, cours, le but est de questionner « la contemporanéité de cette danse ». Car cette musique marie les caractéristiques des pays du nord et du sud de la Méditerranée : l’individualisme tout nordique de la transe et la communion toute orientale des émotions.

Taouffiq Izeddiou entend ainsi profiter de « l’engouement actuel pour la danse » dans les pays du Maghreb. Le moment pourrait même être historique : « Les révolutions dans le monde arabe peuvent marquer la naissance de la danse contemporaine dans ces pays. » Car, au Maroc, par exemple, les voies vers une pratique professionnelle de la danse manquent. « Il faut convaincre le ministre de la Culture de trouver des places pour la danse contemporaine dans les festivals et les maisons des jeunes », explique M. Izeddiou. Le vent de liberté qui souffle sur les pays arabes devrait libérer la pratique de la danse mais aussi les arts en général.

Marrakech fait déjà figure de précurseur. Depuis cinq ans, le Festival international de danse contemporaine de Marrakech, « On Marche.. » fait vibrer la ville au rythme des spectacles. Taoufiq Izeddiou, en tant que directeur artistique, est très investi dans la réussite de cet événement, panorama de la scène contemporaine internationale. Un événement aussi militant de par sa gratuité et ses ramifications en plein cœur des quartiers populaires de Marrakech.

Largement financé par la France, le festival doit aujourd’hui entrer dans une nouvelle ère. La source française se tarit et les financements sont à chercher auprès du gouvernement marocain. Une façon d’essayer de l’impliquer dans la dynamique créative qui parcourt le Maghreb.



De l'autre côté...le bassin méditerranéen, jeudi 17 et vendredi 18 mars 2011
Au Centre national de la danse (CND)
1, rue Victor Hugo - 93507 Pantin.

A 19 heures :
Ilyas Odman, Oggi,niente...
Taoufiq Izeddiou, Aléeff
ou
Meryem Jazouli, Kelma..Un cri à la mère
Malek Sebai et Sondos Belhassen, Manel wu Saoussen

A 21 heures :
Ziya Azazi, Dervish

Spectacles de 19 heures : 12 €, 10 € (tarif réduit)
Spectacle de 21 heures : 14 €, 11€ (tarif réduit)






Réagissez ! A vous la parole.

1.Posté par Musulman,Citoyen,Electeur,Conscient le 16/03/2011 13:31 | Alerter
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Je pense que les peuples arabes qui se sont revoltés avaient d'autres preoccupations et priorites un peu plus urgentes que la danse contemporaine a la marocaine!
Un peu de respect!

2.Posté par sentinelle le 16/03/2011 17:00 | Alerter
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3.Posté par Mustapha le 17/03/2011 00:15 | Alerter
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Il manquait plus que ça ! La danse comptemporaine !

4.Posté par Musulman,Citoyen,Electeur,Conscient le 17/03/2011 12:57 | Alerter
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5.Posté par Anis le 17/03/2011 22:42 | Alerter
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comme si le problème n°1 aujourd'hui de la communauté maghrebine est la danse!!!!
Pauvre que vous etes.

6.Posté par hakim le 20/03/2011 20:34 | Alerter
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7.Posté par degueulasse le 22/03/2011 14:36 | Alerter
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vraiment nimporte quoi,ce gars veux simplement pervertir notre jeunesse avec ses passions
sourate24-19. Ceux qui aiment que la turpitude se propage parmi les croyants auront un châtiment douloureux, ici-bas
comme dans l'au-delà. Allah sait, et vous, vous ne savez pas.

ce n'est pas notre revolution, car ce n'est pas l'islam qui anime cette revolution .la vraie revolution sera un renouveau non pas arabe mais international .

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